La quétiapine est un antipsychotique atypique qui agit en bloquant plusieurs récepteurs cérébraux, principalement les récepteurs à la dopamine (D2) et à la sérotonine (5-HT2A), mais aussi les récepteurs histaminiques (effet sédatif) et adrénergiques (effet sur la tension artérielle). En modulant ces différents systèmes de neurotransmission, elle réduit les symptômes psychotiques (délires, hallucinations), stabilise l'humeur dans le trouble bipolaire, et à faible dose exerce un effet sédatif et anxiolytique utilisé en complément dans certaines dépressions résistantes.
La dose varie fortement selon l'indication : dose faible (25 à 100 mg/jour, souvent le soir) en traitement d'appoint de la dépression ou pour l'effet sédatif/anxiolytique ; dose plus élevée (300 à 800 mg/jour en 1 à 2 prises) dans la schizophrénie et les épisodes maniaques, toujours instaurée progressivement par paliers sur plusieurs jours selon un schéma de titration précis fixé par le psychiatre.
Utilisation possible chez l'adolescent à partir de 13 ans dans certaines indications (schizophrénie, épisodes maniaques du trouble bipolaire) sur prescription spécialisée, avec des doses adaptées et une surveillance renforcée.
Chez la personne âgée, dose initiale réduite recommandée avec titration plus lente et prudente, en raison d'un risque accru de somnolence, d'hypotension et d'événements cardiovasculaires ; utilisation à éviter dans les troubles du comportement liés à la démence.
L'instauration et l'augmentation de dose se font toujours progressivement selon un schéma précis établi par le psychiatre ; l'arrêt doit également être progressif pour limiter le risque de rebond des symptômes ou de troubles du sommeil.
Par voie orale, comprimé à avaler avec un verre d'eau, à heure régulière, souvent le soir en raison de l'effet sédatif.
Peut être pris indépendamment des repas, sauf indication contraire du psychiatre selon la forme (libération immédiate ou prolongée).
Ne pas écraser sans avis médical, en particulier pour les formes à libération prolongée qui pourraient exister dans cette gamme.
Sans objet pour le comprimé classique à libération immédiate.
Se lever progressivement en début de traitement (risque d'hypotension orthostatique) ; surveiller le poids et les habitudes alimentaires ; signaler toute somnolence excessive, rigidité musculaire, ou fièvre inexpliquée.
Traitement au long cours dans la schizophrénie et le trouble bipolaire, avec réévaluation régulière du rapport bénéfice-risque par le psychiatre ; l'arrêt se fait toujours progressivement.
Prendre la dose oubliée dès que possible dans la journée ; si proche de la prise suivante, sauter la dose oubliée sans la doubler, et reprendre le schéma normal.
Somnolence marquée, tachycardie, hypotension, dans les cas sévères troubles du rythme cardiaque, convulsions, coma.
Consulter en urgence ou contacter un centre antipoison ; prise en charge symptomatique hospitalière avec surveillance cardiaque et respiratoire en cas de surdosage important.
Surveillance du poids, de la glycémie et du bilan lipidique avant traitement puis régulièrement (risque de syndrome métabolique), surveillance cardiovasculaire (tension artérielle, ECG chez les patients à risque de QT long), antécédents de convulsions, maladie de Parkinson (aggravation possible), patients âgés déments (risque accru d'AVC et de mortalité, à éviter sauf nécessité absolue), risque de syndrome malin des neuroleptiques (rare mais grave) nécessitant l'arrêt immédiat en cas de suspicion.
Le jus de pamplemousse peut augmenter les concentrations de quétiapine et est déconseillé pendant le traitement ; éviter l'alcool.
Les données disponibles sur la quétiapine pendant la grossesse sont relativement rassurantes selon le CRAT, sans risque malformatif majeur clairement démontré ; son utilisation est possible pendant la grossesse si l'indication psychiatrique le justifie, en particulier lorsque l'arrêt du traitement exposerait à un risque de rechute important pour la mère. En fin de grossesse, un syndrome néonatal transitoire (agitation, troubles du tonus, difficultés d'alimentation) est possible et surveillé à la naissance ; la décision de poursuivre ou d'ajuster le traitement doit toujours être prise avec le psychiatre en concertation avec l'obstétricien.
Le passage dans le lait maternel est faible à modéré ; le CRAT considère l'allaitement possible sous quétiapine avec surveillance simple du nourrisson (somnolence, prise de poids, tétées), en particulier si le traitement est indispensable à l'équilibre psychique de la mère.
Utilisation possible à partir de 13 ans dans certaines indications spécifiques (schizophrénie, épisodes maniaques du trouble bipolaire) sur prescription psychiatrique spécialisée, avec surveillance renforcée de la croissance, du poids et du développement.
Risque accru d'événements cérébrovasculaires et de mortalité chez les patients âgés déments : à éviter dans le traitement des troubles du comportement liés à la démence sauf en dernier recours et sur avis spécialisé ; dose initiale réduite recommandée dans les autres indications avec titration prudente.
Aucune adaptation de dose spécifique n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance rénale, la quétiapine étant principalement éliminée par voie hépatique ; prudence générale en cas d'insuffisance rénale sévère associée à d'autres comorbidités.
| Sévérité | Adaptation recommandée |
|---|---|
| Légère à modérée | Dose initiale réduite et titration plus lente, surveillance rapprochée du bilan hépatique |
| Sévère | Prudence renforcée, données limitées, dose la plus faible possible sous surveillance spécialisée |
Déconseillée, en particulier en début de traitement ou après changement de dose : la somnolence, les vertiges et l'hypotension peuvent altérer fortement l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.
Formellement déconseillé : l'alcool majore considérablement la sédation et le risque de dépression du système nerveux central.
Effet sédatif souvent perceptible dès la première prise ; effet antipsychotique et thymorégulateur complet après plusieurs semaines de traitement à dose stable
Concentration plasmatique maximale environ 1,5 heure après la prise pour la forme à libération immédiate
Demi-vie d'environ 7 heures, justifiant généralement 1 à 2 prises par jour selon l'indication et la forme galénique
À conserver à température ambiante, à l'abri de l'humidité et de la lumière, dans l'emballage d'origine, hors de portée des enfants.
Quétiapine (sous forme de fumarate) 25 mg par comprimé pelliculé
Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, povidone et autres excipients pelliculants — voir notice complète.
Antipsychotique atypique (deuxième génération).
Consulter en urgence en cas de fièvre associée à une rigidité musculaire et une confusion (évocatrices de syndrome malin des neuroleptiques), de convulsions, de palpitations sévères, ou de signes d'infection inexpliqués (fièvre, angine, pouvant traduire une atteinte des globules blancs) ; consulter le psychiatre avant tout arrêt du traitement.
| Prescription | Sur ordonnance, initiation souvent spécialisée |
|---|---|
| Grossesse | Possible si indication le justifie |
| Allaitement | Possible avec surveillance du nourrisson |
| Conduite | Déconseillée, surtout en début de traitement |
| Alcool | Interdit |
| Enfant | Possible dès 13 ans en spécialisé selon indication |
| Temps d'action | Effet sédatif rapide, effet complet en plusieurs semaines |
| Prix Maroc | PPV : 90,10 DH |
Dernière vérification : 11/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.