La prégabaline se lie à une sous-unité (protéine alpha2-delta) des canaux calciques voltage-dépendants situés sur les terminaisons nerveuses. En réduisant l'entrée de calcium dans le neurone, elle diminue la libération de neurotransmetteurs excitateurs (glutamate, noradrénaline, substance P). Cela calme l'hyperexcitabilité des nerfs responsable de la douleur neuropathique, stabilise l'activité électrique cérébrale dans l'épilepsie, et réduit l'hyperactivité de circuits impliqués dans l'anxiété.
Douleur neuropathique et épilepsie : dose initiale 150 mg/jour en 2-3 prises ; augmentation progressive après 3-7 jours à 300 mg/j, puis si besoin après 7 jours supplémentaires à 600 mg/j maximum (répartis en 2-3 prises). Trouble anxieux généralisé : 150 mg/j initial, jusqu'à 600 mg/j maximum selon réponse, par paliers d'une semaine.
Non recommandé chez l'enfant de moins de 12 ans dans la douleur neuropathique et le TAG (données insuffisantes). En épilepsie, utilisation possible à partir de 4 ans en association, dose adaptée au poids sur prescription spécialisée uniquement (neuropédiatre).
Personne âgée : réduction de dose nécessaire en fonction de la fonction rénale (voir clairance de la créatinine), le risque de somnolence et de chutes étant accru.
Insuffisance rénale : adaptation obligatoire de la dose selon la clairance (voir tableau dédié). Arrêt du traitement : toujours progressif sur au moins 1 semaine, jamais brutal.
Par voie orale, avec un grand verre d'eau, au moment ou en dehors des repas.
Peut être pris pendant ou en dehors des repas, l'absorption n'est pas modifiée significativement.
Les gélules ne doivent pas être ouvertes ni le contenu dilué sans avis pharmaceutique ; avaler telles quelles.
Si difficulté de déglutition, demander conseil au pharmacien plutôt que d'ouvrir la gélule.
Respecter strictement les paliers de dose fixés par le médecin ; ne jamais augmenter la dose de soi-même même en cas de douleur persistante ; signaler tout changement d'humeur inhabituel.
Variable selon l'indication : traitement au long cours dans la douleur neuropathique chronique et l'épilepsie, réévaluation régulière de l'efficacité et de la tolérance recommandée tous les 3 à 6 mois par le prescripteur.
Prendre la dose oubliée dès que possible, sauf si la prochaine prise est proche : dans ce cas, sauter la dose oubliée et reprendre le schéma normal. Ne jamais doubler la dose suivante.
Somnolence marquée, confusion, agitation, troubles de l'élocution, vertiges, dans les cas sévères coma et dépression respiratoire (surtout si associée à l'alcool ou aux opioïdes).
Contacter immédiatement un centre antipoison ou les urgences (portable la boîte du médicament). Il n'existe pas d'antidote spécifique ; la prise en charge est symptomatique, éventuellement en réanimation si dépression respiratoire.
Insuffisance rénale (adaptation de dose indispensable), antécédents de convulsions ou d'épilepsie (ne jamais arrêter brutalement), insuffisance cardiaque congestive (œdèmes rapportés), antécédents dépressifs ou idées suicidaires (surveillance de l'humeur recommandée, risque légèrement accru sous antiépileptiques), conduite de véhicules déconseillée en début de traitement, sujet âgé fragile (risque de chute).
Pas d'interaction alimentaire spécifique connue ; éviter toute consommation d'alcool pendant le traitement.
À éviter, sauf si le bénéfice pour la mère justifie clairement le risque potentiel pour le fœtus : les données sont limitées mais un signal de malformations congénitales (notamment cardiaques et du système nerveux) a été observé dans des études de registre. Le CRAT recommande de ne pas instaurer de prégabaline pendant la grossesse et de discuter avec le spécialiste d'une alternative mieux documentée si le traitement est déjà en cours ; un arrêt brutal est cependant dangereux (risque de sevrage et de récidive des crises) — toute modification doit être décidée avec le prescripteur, jamais de façon autonome.
La prégabaline passe dans le lait maternel. Les données disponibles restent limitées mais rassurantes à doses usuelles avec surveillance du nourrisson (somnolence, prise de poids, tétées). Le CRAT considère l'allaitement envisageable sous surveillance clinique du bébé (vigilance, succion, prise pondérale) ; en cas de doute, discuter avec le pédiatre.
Non recommandé en dessous de 12 ans pour la douleur neuropathique et le TAG. En épilepsie pédiatrique (à partir de 4 ans), uniquement sur prescription spécialisée avec adaptation de dose au poids.
Sensibilité accrue aux effets indésirables neurologiques (somnolence, vertiges, troubles de l'équilibre, confusion) exposant à un risque de chute et de fracture. Adapter systématiquement la posologie à la fonction rénale et démarrer à dose faible.
| Clairance de la créatinine (ml/min) | Dose totale/jour (mg) |
|---|---|
| ≥ 60 | 150 à 600 |
| 30 à 59 | 75 à 300 |
| 15 à 29 | 25 à 150 |
| < 15 | 25 à 75 |
| Hémodialyse | Dose supplémentaire après chaque séance selon dose journalière de base |
Aucune adaptation de posologie n'est nécessaire en cas d'insuffisance hépatique isolée, la prégabaline n'étant pas métabolisée par le foie ; c'est la fonction rénale qui conditionne l'ajustement de dose.
Déconseillée, en particulier en début de traitement ou après changement de dose : la prégabaline peut provoquer somnolence, vertiges et troubles de la concentration altérant l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines.
Formellement déconseillé : l'alcool potentialise la sédation et majore le risque de dépression respiratoire, parfois grave.
Effet analgésique parfois perceptible dès la première semaine, effet optimal souvent après plusieurs semaines de titration
Pic plasmatique environ 1 heure après la prise à jeun
Demi-vie d'environ 6 heures, d'où 2 à 3 prises par jour
À conserver à température ambiante (< 25-30°C selon fabricant), à l'abri de l'humidité, dans l'emballage d'origine, hors de portée des enfants.
Prégabaline 300 mg par gélule
Lactose monohydraté, amidon de maïs, talc ; enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane, et colorants selon le dosage — voir notice pour la liste complète.
Antiépileptique / analogue structural du GABA (ligand alpha2-delta des canaux calciques) — même classe que la gabapentine.
Consulter rapidement en cas de somnolence extrême, de difficultés respiratoires, de gonflement du visage/lèvres/gorge, d'idées noires ou de changement brutal d'humeur, de troubles de la vision persistants, ou de signes évoquant une réaction allergique sévère.
| Prescription | Sur ordonnance, surveillance renforcée (potentiel d'abus) |
|---|---|
| Grossesse | À éviter sauf avis spécialisé |
| Allaitement | Possible avec surveillance du nourrisson |
| Conduite | Déconseillée, surtout en début de traitement |
| Alcool | Interdit |
| Enfant | Non recommandé < 12 ans (sauf épilepsie dès 4 ans en spécialisé) |
| Temps d'action | Pic en ~1h, effet optimal après plusieurs semaines |
| Prix Maroc | PPV : 448,00 DH |
Dernière vérification : 11/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.