La prégabaline est un antiépileptique qui se lie à une sous-unité spécifique des canaux calciques voltage-dépendants au niveau du système nerveux central, réduisant la libération de plusieurs neurotransmetteurs excitateurs. Ce mécanisme explique son efficacité à la fois dans l'épilepsie partielle (réduction de l'hyperexcitabilité neuronale), dans les douleurs neuropathiques (modulation de la transmission de la douleur d'origine nerveuse) et dans le trouble anxieux généralisé. Son potentiel d'abus, lié à des effets euphorisants rapportés chez certains patients, a conduit les autorités de santé à renforcer la surveillance de sa prescription et de sa délivrance ces dernières années.
Dose initiale de 150 mg/jour en 2 à 3 prises, pouvant être augmentée progressivement selon la réponse et la tolérance jusqu'à 600 mg/jour maximum selon l'indication ; ce dosage de 50 mg correspond souvent à une dose initiale très prudente ou à un palier de titration.
Utilisable à partir de 4 ans dans l'épilepsie en association, à dose adaptée au poids, sous stricte surveillance pédiatrique neurologique.
Personne âgée : débuter à la dose la plus faible possible, en raison d'une sensibilité accrue à la sédation et aux vertiges, et d'une clairance rénale souvent réduite.
Ne jamais augmenter la dose de son propre chef, ni la partager avec d'autres personnes, en raison du potentiel d'abus reconnu de cette molécule.
Voie orale, gélule à avaler avec un verre d'eau, à heure régulière, avec ou sans nourriture, en 2 à 3 prises réparties dans la journée selon la prescription.
Peut être pris avec ou sans nourriture.
Non applicable (gélule, à avaler entière).
Non applicable.
Ne jamais arrêter le traitement brutalement, un arrêt progressif étant nécessaire pour éviter un syndrome de sevrage (insomnie, céphalées, nausées, anxiété, sudation). Prudence lors de la conduite en début de traitement.
Traitement au long cours selon l'indication (douleur neuropathique, épilepsie, trouble anxieux généralisé), avec réévaluation régulière par le médecin de la nécessité de poursuivre.
Prendre la dose oubliée dès que possible ; si proche de la prise suivante, ne pas doubler la dose.
Somnolence importante, confusion, agitation, dans les formes sévères : convulsions, coma.
Contacter immédiatement le SAMU (15) ou un centre antipoison en cas de surdosage important.
Surveillance du risque d'abus et de dépendance, en particulier chez les patients ayant des antécédents de toxicomanie. Ne jamais arrêter brutalement. Prudence chez le patient insuffisant respiratoire. Surveiller l'apparition d'idées suicidaires, un risque légèrement accru ayant été rapporté avec les antiépileptiques en général.
Aucune interaction alimentaire significative connue.
Les données sur la prégabaline pendant la grossesse sont limitées ; le CRAT recommande d'évaluer soigneusement le rapport bénéfice-risque avant de débuter ce traitement pendant la grossesse, et de ne pas l'arrêter brutalement en cas de traitement déjà en cours sans concertation médicale, en raison du risque de syndrome de sevrage ou de reprise de la maladie sous-jacente.
La prégabaline passe dans le lait maternel ; les données étant limitées, une décision d'utilisation pendant l'allaitement doit être prise avec le médecin, avec surveillance du nourrisson (sédation) en cas de poursuite.
Utilisable à partir de 4 ans dans l'épilepsie en association, à dose adaptée au poids, sous stricte surveillance pédiatrique neurologique.
Débuter à la dose la plus faible possible, en raison d'une sensibilité accrue à la sédation et aux vertiges, et d'une clairance rénale souvent réduite.
| Clairance de la créatinine (mL/min) | Adaptation de dose |
|---|---|
| ≥ 60 | Dose usuelle |
| 30-60 | Réduction de dose de moitié environ |
| 15-30 | Réduction importante de dose |
| < 15 ou dialyse | Dose très réduite, administration après chaque séance de dialyse |
Aucun ajustement de dose spécifique n'est nécessaire en cas d'insuffisance hépatique, la prégabaline étant principalement éliminée par voie rénale sans métabolisme hépatique significatif.
Formellement déconseillé de conduire ou d'utiliser des machines, en particulier en début de traitement ou lors de toute augmentation de dose, en raison de la somnolence et des vertiges très fréquents.
Fortement déconseillé : majoration importante de la sédation et du risque de dépression du système nerveux central.
Effet sur la douleur neuropathique ou l'anxiété parfois perceptible dès la première semaine
Effet optimal généralement obtenu après plusieurs semaines de traitement continu et de titration progressive
Nécessite une prise pluriquotidienne régulière pendant toute la durée du traitement prescrit
À conserver à température ambiante, à l'abri de l'humidité, dans l'emballage d'origine.
Prégabaline 50 mg par gélule
Lactose monohydraté, amidon de maïs, talc, enveloppe de la gélule (gélatine, dioxyde de titane).
Antiépileptique/antalgique neuropathique/anxiolytique, potentiel d'abus reconnu. Équivalents au Maroc : Lyrica (référence historique, même DCI), autres génériques de prégabaline.
Consultez en urgence en cas de difficultés respiratoires (surtout si associé à un opioïde), d'idées suicidaires, ou de gonflement du visage. Ne jamais augmenter la dose ou partager ce traitement.
| Prescription | Sur ordonnance, potentiel d\'abus reconnu, surveillance renforcée |
|---|---|
| Grossesse | Évaluation bénéfice-risque, ne pas arrêter brutalement |
| Allaitement | Décision médicale, surveillance du nourrisson |
| Conduite | Formellement déconseillée en début de traitement |
| Alcool | Fortement déconseillé |
| Enfant | Dès 4 ans (épilepsie), dose selon le poids |
| Temps d'action | Effet progressif sur plusieurs semaines |
| Prix Maroc | PPV : 56,20 DH |
Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.