Le diclofénac est un anti-inflammatoire non stéroïdien qui inhibe de façon non sélective les cyclo-oxygénases COX-1 et COX-2, réduisant la production de prostaglandines responsables de la douleur, de l'inflammation et de la fièvre. Cette forme à libération prolongée (LP) permet une diffusion progressive du principe actif sur 24 heures, assurant un effet anti-inflammatoire prolongé avec une seule prise quotidienne. Des méta-analyses ont montré que le diclofénac, en particulier à forte dose et au long cours, expose à un risque cardiovasculaire comparable à celui des inhibiteurs sélectifs de la COX-2 (coxibs), ce qui a conduit à renforcer les précautions d'emploi de cette molécule ces dernières années.
1 gélule de 75 mg par jour en une prise, éventuellement 150 mg/jour en 2 prises dans les formes sévères de rhumatisme inflammatoire sous surveillance rapprochée, à la dose la plus faible efficace pendant la durée la plus courte possible.
Non recommandé chez l'enfant pour cette forme à libération prolongée, la sécurité n'étant pas établie dans cette population pour ce dosage.
Personne âgée : débuter à la dose la plus faible possible, en raison d'une sensibilité accrue aux effets indésirables digestifs, rénaux et cardiovasculaires.
Ne jamais dépasser 150 mg/jour, toutes formes de diclofénac confondues.
Voie orale, gélule à libération prolongée à avaler entière avec un grand verre d'eau, de préférence au cours d'un repas pour réduire l'irritation gastrique.
À prendre systématiquement au cours d'un repas.
Ne jamais ouvrir ni écraser la gélule à libération prolongée, qui doit être avalée entière pour préserver le mécanisme de diffusion progressive.
Non applicable (gélule à libération prolongée, à avaler entière).
Ne jamais dépasser la dose prescrite, ne pas associer à un autre AINS ni à l'aspirine à visée antalgique. Boire suffisamment d'eau pendant le traitement.
Traitement le plus court possible dans les indications aiguës (quelques jours à 2 semaines) ; traitement plus prolongé sous surveillance rapprochée dans les rhumatismes inflammatoires chroniques, avec réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque cardiovasculaire.
Prendre la dose oubliée dès que possible dans la journée ; ne jamais doubler la dose le lendemain pour compenser un oubli.
Douleurs abdominales, nausées, vomissements, somnolence ; à fortes doses, risque d'hémorragie digestive, d'insuffisance rénale aiguë, d'hypertension et de convulsions.
Contacter immédiatement un centre antipoison ou les urgences en cas d'ingestion massive ou de symptômes évocateurs de surdosage.
Utiliser la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible, en particulier chez les patients ayant des facteurs de risque cardiovasculaire (hypertension, dyslipidémie, diabète, tabagisme) non formellement contre-indiqués mais nécessitant une vigilance accrue. Associer un protecteur gastrique chez les patients à risque digestif. Surveiller la pression artérielle en début de traitement. Arrêter immédiatement en cas de signe évocateur d'événement cardiovasculaire ou de réaction cutanée sévère.
À prendre systématiquement avec de la nourriture pour limiter l'irritation gastrique.
Comme tous les AINS, le diclofénac est déconseillé dès le début de la grossesse et FORMELLEMENT CONTRE-INDIQUÉ à partir du début du 6ème mois (24 semaines d'aménorrhée), en raison du risque de fermeture prématurée du canal artériel fœtal et d'oligoamnios par insuffisance rénale fœtale. Le paracétamol reste l'antalgique de référence pendant la grossesse.
Les données sur le diclofénac pendant l'allaitement sont plus limitées que pour l'ibuprofène. Le CRAT recommande de préférer l'ibuprofène (mieux documenté, demi-vie courte) en cas de besoin d'un AINS pendant l'allaitement.
Non recommandé pour cette forme à libération prolongée chez l'enfant, la sécurité n'étant pas établie dans cette population pour ce dosage.
Risque accru d'effets indésirables digestifs, rénaux et cardiovasculaires : privilégier la dose la plus faible, la durée la plus courte, et associer un protecteur gastrique de façon systématique.
| Fonction rénale | Recommandation |
|---|---|
| Légère à modérée | Utiliser avec prudence à la dose la plus faible possible, surveillance de la créatinine |
| Sévère | Contre-indiqué |
| Sévérité | Recommandation |
|---|---|
| Légère à modérée | Utiliser avec prudence, surveillance des transaminases, dose la plus faible possible |
| Sévère | Contre-indiqué |
Des vertiges peuvent survenir : soyez prudent lors de la conduite ou de l'utilisation de machines tant que la tolérance individuelle n'est pas connue.
Déconseillé : l'alcool majore le risque d'irritation et de saignement gastro-intestinal.
Effet antalgique progressif du fait de la libération prolongée
Concentration plasmatique stable atteinte après quelques prises régulières
Effet prolongé sur 24 heures, permettant une prise unique quotidienne
À conserver à température ambiante, à l'abri de l'humidité, dans l'emballage d'origine.
Diclofénac sodique 75 mg par gélule à libération prolongée
Cellulose microcristalline, éthylcellulose (matrice à libération prolongée), stéarate de magnésium ; enveloppe de la gélule contenant gélatine, dioxyde de titane.
Anti-inflammatoire non stéroïdien de la famille des arylacétiques. Équivalents au Maroc : diclofénac générique (plusieurs laboratoires), Voltarène (référence historique).
Consultez en urgence en cas de douleur thoracique, de signe d'AVC, de vomissement de sang, de selles noires, ou d'éruption cutanée étendue.
| Prescription | Sur ordonnance, AINS à libération prolongée, risque cardiovasculaire à surveiller |
|---|---|
| Grossesse | Contre-indiqué dès le 6e mois, à éviter avant |
| Allaitement | Déconseillé, préférer l\'ibuprofène |
| Conduite | Prudence en cas de vertiges |
| Alcool | Déconseillé |
| Enfant | Non recommandé pour cette forme |
| Temps d'action | Effet prolongé sur 24h |
| Prix Maroc | PPV : 47,70 DH |
Dernière vérification : 12/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.