La rispéridone est un antipsychotique dit atypique qui agit principalement en bloquant les récepteurs de la dopamine (D2) et de la sérotonine (5-HT2) dans le cerveau. Un excès d'activité dopaminergique est impliqué dans les symptômes psychotiques (hallucinations, délire, agitation) ; en la freinant, la rispéridone atténue ces symptômes tout en agissant sur la sérotonine, ce qui limite en partie les effets moteurs par rapport aux anciens neuroleptiques. Son action sur la dopamine explique aussi certains effets indésirables comme la raideur musculaire ou l'élévation de la prolactine.
Schizophrénie : dose habituelle 2 à 6 mg par jour, en une ou deux prises, à adapter progressivement (souvent début à 2 mg puis titration) ; dose maximale 16 mg/jour rarement dépassée. Épisode maniaque : 2 à 6 mg par jour. Ce comprimé à 4 mg convient aux doses d'entretien.
Uniquement dans les troubles des conduites à partir de 5 ans, dose adaptée au poids (par exemple 0,5 à 0,75 mg/j selon le poids), sur prescription spécialisée ; ce dosage à 4 mg n'est pas adapté au petit enfant.
Débuter à faible dose (0,5 mg deux fois par jour) et augmenter très progressivement ; risque accru d'hypotension et d'effets extrapyramidaux.
Réduire la dose et titrer lentement en cas d'insuffisance rénale ou hépatique.
Avaler le comprimé avec un verre d'eau, indépendamment des repas.
Peut être pris avec ou sans nourriture.
Suivre la notice ; certains comprimés sont sécables, ne pas modifier la forme sans avis.
Sans objet.
Ne jamais arrêter brutalement (risque de rechute et de symptômes de sevrage) ; se lever lentement en début de traitement (risque de vertiges) ; surveiller le poids et signaler une soif ou des urines abondantes (signe de diabète).
Traitement de fond souvent prolongé dans la schizophrénie et le trouble bipolaire, avec réévaluation régulière ; limité à 6 semaines dans l'agressivité de la démence et les troubles des conduites de l'enfant.
Prendre la dose oubliée dès que possible ; si l'heure de la prise suivante est proche, sauter la dose oubliée sans la doubler.
Somnolence, sédation, tachycardie, hypotension, symptômes extrapyramidaux (raideur, mouvements anormaux), allongement de l'intervalle QT, convulsions dans les cas sévères.
Appeler les urgences ; surveillance cardiaque (ECG) et traitement symptomatique ; pas d'antidote spécifique.
Surveillance du poids, de la glycémie et du bilan lipidique (risque de syndrome métabolique) ; prudence en cas de maladie cardiovasculaire, d'allongement du QT, d'antécédent de convulsions, de maladie de Parkinson ou de démence à corps de Lewy (sensibilité accrue) ; risque d'hypotension orthostatique en début de traitement ; risque d'hyperprolactinémie (troubles des règles, écoulement mammaire, baisse de libido) ; surveiller l'apparition d'une raideur avec fièvre et confusion (syndrome malin, urgence) ; risque de dyskinésies tardives lors d'usage prolongé.
L'alcool est déconseillé (majoration de la sédation).
À n'utiliser pendant la grossesse que si nécessaire et après évaluation par le médecin ; le CRAT considère la rispéridone comme utilisable si un traitement antipsychotique est indispensable. Une exposition au 3e trimestre peut entraîner chez le nouveau-né des signes transitoires (agitation, hypertonie ou hypotonie, tremblements, difficultés alimentaires) justifiant une surveillance néonatale. Ne pas arrêter un traitement nécessaire sans avis.
Passage dans le lait en faible quantité ; l'allaitement est possible sous surveillance du nourrisson (somnolence, prise de poids) selon le CRAT, en privilégiant la dose efficace la plus basse ; décision au cas par cas avec le médecin.
Utilisation possible à partir de 5 ans dans les troubles des conduites avec déficit intellectuel, sur prescription spécialisée et pour une durée limitée ; surveillance de la croissance, du poids et de la prolactine.
Débuter à très faible dose ; risque accru d'hypotension, de chutes, d'effets extrapyramidaux ; chez la personne âgée démente, surmortalité et risque d'AVC démontrés — usage limité et encadré.
| Sévérité (DFG) | Adaptation recommandée |
|---|---|
| Modérée à sévère | Réduire la dose initiale de moitié et titrer lentement (élimination ralentie) |
| Sévérité | Adaptation recommandée |
|---|---|
| Modérée à sévère | Réduire la dose initiale de moitié et titrer lentement |
Prudence : la somnolence, les vertiges et les troubles visuels peuvent altérer l'aptitude à conduire, surtout en début de traitement ou après augmentation de dose.
Déconseillé : l'alcool majore la sédation et le risque de chute.
Effet sédatif possible dès les premières prises ; l'action antipsychotique sur les hallucinations et le délire s'installe sur plusieurs jours à semaines
Concentration plasmatique maximale environ 1 à 2 heures après la prise
Effet permettant une à deux prises par jour
À conserver à température ambiante, dans l'emballage d'origine, à l'abri de l'humidité et de la lumière, hors de portée des enfants.
Rispéridone 4 mg par comprimé pelliculé
Lactose et autres excipients — voir notice complète.
Antipsychotique atypique (antagoniste dopaminergique D2 et sérotoninergique 5-HT2). Forme injectable à libération prolongée apparentée : la palipéridone (métabolite actif) — voir TREVICTA (id 3854).
Consulter en urgence en cas de fièvre avec raideur musculaire et confusion (syndrome malin), d'érection prolongée et douloureuse (priapisme), de mouvements anormaux persistants, ou de malaise ; consulter aussi en cas de soif intense et d'urines abondantes (diabète).
| Prescription | Sur ordonnance (souvent spécialisée) |
|---|---|
| Grossesse | Utilisable si nécessaire (surveillance néonatale) |
| Allaitement | Possible sous surveillance |
| Conduite | Prudence (somnolence) |
| Alcool | Déconseillé |
| Enfant | Dès 5 ans (troubles des conduites) |
| Temps d'action | Effet antipsychotique en jours à semaines |
| Prix Maroc | PPV : 274,00 DH |
Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.