L'irinotécan est un agent cytotoxique de la famille des inhibiteurs de la topo-isomérase I, une enzyme nécessaire à la réplication de l'ADN des cellules ; en bloquant cette enzyme, l'irinotécan provoque des lésions de l'ADN qui entraînent la mort des cellules cancéreuses en division rapide, mais affecte également certaines cellules saines à renouvellement rapide (moelle osseuse, muqueuse digestive), expliquant sa toxicité caractéristique.
Dose calculée selon la surface corporelle et le protocole de chimiothérapie utilisé, déterminée et ajustée exclusivement par l'oncologue selon la tolérance et les résultats biologiques (numération formule sanguine).
Usage exceptionnel, réservé à des protocoles oncopédiatriques spécialisés.
Adaptation de dose fréquente chez le sujet âgé selon la tolérance.
Dose adaptée selon le génotype UGT1A1 chez certains patients (risque accru de toxicité en cas de déficit enzymatique).
Perfusion intraveineuse lente réalisée exclusivement en milieu hospitalier ou en hôpital de jour d'oncologie, par du personnel formé à la manipulation des cytotoxiques, selon un protocole précis et un cycle déterminé.
Sans objet.
Sans objet, forme injectable à diluer.
Manipulation réservée au personnel formé, précautions cytotoxiques.
Une prémédication antiémétique est systématiquement administrée avant la perfusion.
Traitement par cycles répétés selon le protocole oncologique, dont la durée totale est déterminée par la réponse tumorale et la tolérance.
Sans objet, administration hospitalière strictement programmée selon le calendrier du protocole.
Majoration de la toxicité digestive (diarrhée sévère) et hématologique (neutropénie profonde, risque infectieux).
Hospitalisation immédiate en unité spécialisée, mesures de soutien intensives (antidiarrhéiques spécifiques, antibiothérapie, facteurs de croissance hématopoïétiques).
Une diarrhée précoce (dans les 24h, de mécanisme cholinergique) ou tardive (après 24h, de mécanisme différent) peut survenir et nécessite une prise en charge spécifique et rapide, une diarrhée tardive sévère non traitée pouvant engager le pronostic vital. Une surveillance hématologique stricte est indispensable avant chaque cycle, ce traitement provoquant une neutropénie parfois profonde exposant à un risque infectieux sévère. Une prémédication antiémétique et parfois anticholinergique est systématique.
Aucune restriction spécifique en dehors des recommandations de l'équipe oncologique.
Contre-indiqué. L'irinotécan est génotoxique et tératogène dans les études précliniques ; une contraception efficace est indispensable pendant le traitement et plusieurs mois après son arrêt, chez la femme comme chez l'homme. Avis oncologique et CRAT indispensable en urgence en cas de grossesse découverte sous traitement (lecrat.fr).
Contre-indiqué pendant toute la durée du traitement et plusieurs semaines après son arrêt, ce médicament passant potentiellement dans le lait maternel. Voir le CRAT (lecrat.fr).
Usage exceptionnel, réservé à des protocoles oncopédiatriques spécialisés.
Adaptation de dose fréquente selon la tolérance, cette population étant plus vulnérable à la toxicité digestive et hématologique.
Aucune donnée spécifique robuste ; prudence et surveillance renforcée en cas d'insuffisance rénale, sur décision oncologique.
| Sévérité | Conduite |
|---|---|
| Légère à modérée | Réduction de dose selon le protocole, surveillance renforcée |
| Sévère | Contre-indiqué |
La fatigue et les nausées peuvent altérer l'aptitude à conduire ; prudence recommandée, notamment durant les jours suivant la perfusion.
Déconseillé pendant toute la durée du traitement, pouvant majorer la toxicité digestive et hépatique.
Effet cytotoxique débutant dès la perfusion, syndrome cholinergique aigu possible pendant ou juste après celle-ci
Nadir hématologique (baisse maximale des globules blancs) généralement entre le 7e et le 15e jour après la perfusion
Cycles répétés selon le protocole, généralement toutes les 2 à 3 semaines
Conservée exclusivement en pharmacie hospitalière, au réfrigérateur, à l'abri de la lumière, selon un protocole pharmaceutique strict de manipulation des cytotoxiques.
Irinotécan (chlorhydrate) 100mg/5ml (20mg/ml)
Voir notice pour la liste complète.
Chimiothérapie cytotoxique — inhibiteur de la topo-isomérase I, usage hospitalier oncologique exclusif.
Signaler immédiatement à l'équipe soignante toute diarrhée survenant après une perfusion, même modérée, ainsi que toute fièvre, frissons, ou signe d'infection, ces symptômes pouvant évoluer rapidement vers une complication grave nécessitant une prise en charge urgente.
| Prescription | Usage hospitalier oncologique exclusif |
|---|---|
| Grossesse | Contre-indiqué |
| Allaitement | Contre-indiqué |
| Conduite | Prudence, notamment après la perfusion |
| Alcool | Déconseillé |
| Enfant | Usage exceptionnel spécialisé |
| Temps d'action | Nadir hématologique à J7-J15 |
| Prix Maroc | PPV : 1313,00 DH |
Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.