L'irinotécan est une chimiothérapie qui bloque une enzyme (topo-isomérase I) nécessaire à la multiplication des cellules cancéreuses, entraînant leur mort. Il est utilisé surtout dans le cancer colorectal, en cures espacées, sous surveillance hospitalière.
Dose calculée selon la surface corporelle, administrée en perfusion intraveineuse selon le protocole (par exemple toutes les 2 à 3 semaines). La dose et le rythme sont fixés par l'oncologue et adaptés à la tolérance (sang, diarrhée). Un profil génétique (UGT1A1) peut conduire à réduire la dose.
Selon protocoles spécialisés.
Surveillance renforcée (diarrhée, neutropénie) ; adaptation selon l'état général.
Réduction de dose en cas d'atteinte du foie (bilirubine élevée) ou de déficit UGT1A1.
Perfusion intraveineuse réalisée par une équipe de chimiothérapie, sous surveillance. De l'atropine peut être administrée en cas de symptômes pendant la perfusion.
Sans objet (voie injectable).
Sans objet.
Sans objet.
Avoir à domicile le lopéramide prescrit pour la diarrhée tardive et savoir l'utiliser à forte dose dès le premier épisode. Boire abondamment. Prendre la température : toute fièvre impose de contacter l'équipe.
Traitement par cures successives, dont le nombre dépend de la maladie et de la réponse, décidé par l'oncologue.
Sans objet (administration programmée à l'hôpital).
Diarrhée sévère et chute profonde des globules blancs (risque d'infection grave, de déshydratation).
Prise en charge hospitalière immédiate (réhydratation, traitement de la diarrhée, soutien contre l'infection).
Surveillance sanguine avant chaque cure (globules blancs, plaquettes) et du foie. Éducation à la gestion de la diarrhée (atropine en perfusion pour la forme précoce, lopéramide à forte dose pour la forme tardive). Prudence en cas de déficit UGT1A1 (risque accru de toxicité). Contraception efficace pendant et après le traitement (homme et femme).
Éviter le millepertuis ; bien s'hydrater.
Contre-indiqué pendant la grossesse (médicament toxique pour l'embryon/le fœtus) — CRAT. Une contraception efficace est indispensable pendant et après le traitement, pour l'homme comme pour la femme.
Contre-indiqué pendant l'allaitement (CRAT).
Selon protocoles spécialisés.
Surveillance renforcée (diarrhée, neutropénie, déshydratation).
Prudence ; la déshydratation due à la diarrhée peut altérer les reins. Surveillance.
Réduction de dose selon le taux de bilirubine ; contre-indiqué en cas d'atteinte importante du foie.
Déconseillée les jours suivant la perfusion : fatigue, vertiges et troubles visuels possibles.
À éviter : il sollicite le foie et peut aggraver les troubles digestifs.
Effet anticancéreux évalué sur plusieurs cures par l'imagerie et les marqueurs.
Selon la réponse de la maladie.
Administration en cures espacées.
Conservation et préparation assurées par la pharmacie hospitalière (produit cytotoxique), selon la notice.
Chlorhydrate d'irinotécan trihydraté 20 mg/ml (solution à diluer pour perfusion).
Voir la notice (sorbitol, etc.).
Chimiothérapie anticancéreuse (inhibiteur de la topo-isomérase I). Équivalent au Maroc : = CAMPTO = autres irinotécan selon disponibilité.
Contactez immédiatement l'équipe ou le 15 en cas de fièvre, de diarrhée qui ne cède pas malgré le lopéramide, de signes de déshydratation (soif intense, urines rares, malaise), de vomissements importants, ou de difficultés à respirer.
| Prescription | Usage hospitalier (chimiothérapie en perfusion) |
|---|---|
| Grossesse | Contre-indiqué (CRAT) |
| Allaitement | Contre-indiqué (CRAT) |
| Conduite | Déconseillée après la perfusion |
| Alcool | À éviter |
| Enfant | Protocoles spécialisés |
| Temps d'action | Effet évalué sur plusieurs cures |
| Prix Maroc | PPV : 1418,00 DH |
Dernière vérification : 28/06/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.