L'irinotécan est un agent de chimiothérapie cytotoxique qui inhibe la topo-isomérase I, une enzyme essentielle au déroulement et à la réparation de l'ADN lors de la réplication cellulaire. En bloquant cette enzyme, il provoque des cassures irréparables de l'ADN dans les cellules à division rapide, notamment cancéreuses, entraînant leur mort. C'est l'un des traitements de référence du cancer colorectal métastatique, généralement associé à d'autres agents de chimiothérapie selon le protocole. Sa toxicité digestive caractéristique (deux types de diarrhée distincts par leur mécanisme et leur délai de survenue) impose une prise en charge spécifique et une éducation approfondie du patient, la diarrhée tardive pouvant être sévère et potentiellement fatale en l'absence de traitement rapide et adapté.
Dose calculée selon la surface corporelle et le protocole précis déterminé par l'oncologue (généralement 125 à 350 mg/m² selon le schéma, seul ou en association), administrée en perfusion intraveineuse toutes les 2 ou 3 semaines selon le protocole.
Utilisable dans certains protocoles pédiatriques oncologiques spécifiques, à dose calculée selon la surface corporelle, sous stricte surveillance hospitalière spécialisée.
Personne âgée : dose calculée selon le même principe individualisé, avec surveillance digestive et hématologique renforcée.
La recherche d'un déficit en UGT1A1 (enzyme impliquée dans l'élimination du métabolite actif de l'irinotécan) est recommandée avant traitement, un déficit exposant à une toxicité sévère nécessitant une réduction de dose initiale.
Perfusion intraveineuse après dilution, réalisée exclusivement en milieu hospitalier spécialisé (unité d'oncologie), généralement précédée d'une prémédication antiémétique et parfois anticholinergique préventive.
Sans rapport avec les repas.
Non applicable (injection).
Non applicable, préparation réalisée par le personnel soignant.
En cas de syndrome cholinergique précoce pendant ou juste après la perfusion (crampes abdominales, salivation, sueurs, diarrhée précoce), un traitement spécifique peut être administré immédiatement par l'équipe soignante. Débuter le traitement antidiarrhéique (généralement lopéramide à dose renforcée) dès la première selle molle survenant à distance de la perfusion (diarrhée tardive), sans attendre, selon les consignes précises remises.
Traitement en cycles répétés selon le protocole précis déterminé par l'oncologue, sur plusieurs mois selon la réponse de la maladie.
Non applicable : traitement administré selon un calendrier précis établi par l'équipe d'oncologie.
Diarrhée sévère, aplasie médullaire profonde, dans les formes très sévères : défaillance multiviscérale.
Prise en charge hospitalière d'urgence immédiate en cas de surdosage suspecté, avec traitement antidiarrhéique agressif et surveillance hématologique très rapprochée.
Prémédication antiémétique systématique. Surveillance hématologique stricte avant chaque cycle. Prise en charge immédiate et rigoureuse du syndrome cholinergique précoce et de la diarrhée tardive, cette dernière nécessitant un traitement antidiarrhéique agressif dès la première selle molle, potentiellement avec hospitalisation en cas de sévérité. Recherche du génotype UGT1A1 recommandée avant traitement chez les patients à risque.
Éviter le millepertuis et le jus de pamplemousse.
L'irinotécan est CONTRE-INDIQUÉ pendant la grossesse en raison d'un potentiel tératogène et mutagène démontré, sauf situation où le pronostic vital maternel impose son utilisation en l'absence d'alternative ; une contraception efficace est indispensable chez la femme et l'homme en âge de procréer pendant le traitement et plusieurs mois après son arrêt.
L'allaitement est formellement contre-indiqué pendant un traitement par irinotécan, en raison de sa toxicité majeure.
Utilisable chez l'enfant dans certains protocoles pédiatriques oncologiques spécifiques, sous stricte surveillance hospitalière spécialisée.
Dose calculée selon le même principe individualisé que l'adulte, avec surveillance digestive et hématologique renforcée, en particulier du risque de déshydratation lié à la diarrhée.
Aucun ajustement systématique de dose n'est nécessaire en cas d'insuffisance rénale légère à modérée ; prudence en cas d'atteinte sévère, en particulier liée à la diarrhée induisant une déshydratation.
| Sévérité (bilirubine) | Recommandation |
|---|---|
| Normale à légèrement élevée | Dose usuelle selon protocole |
| Modérément élevée (1,5-3x normale) | Réduction de dose selon protocole précis |
| Sévère (> 3x normale) | Contre-indiqué |
Formellement déconseillé de conduire ou d'utiliser des machines pendant le traitement, en raison de la fatigue importante, des symptômes cholinergiques possibles (troubles visuels transitoires) et du risque de déshydratation lié à la diarrhée.
Formellement déconseillé : majoration du risque de toxicité digestive et hépatique déjà présent avec ce traitement.
Action cytotoxique dès l'administration ; syndrome cholinergique éventuel pendant ou juste après la perfusion
Effet sur la maladie évalué par imagerie selon le protocole et les marqueurs biologiques spécifiques, généralement après plusieurs cycles
Nécessite des cycles répétés selon le protocole prescrit par l'équipe spécialisée
À conserver à température ambiante, à l'abri de la lumière, ne pas congeler, avec précautions de manipulation spécifiques (produit cytotoxique).
Irinotécan (chlorhydrate trihydrate) 100 mg pour 5 mL de solution à diluer pour perfusion
Excipients variables selon le fabricant (voir notice) : acide sorbique, acide lactique, eau pour préparations injectables.
Agent de chimiothérapie cytotoxique inhibiteur de la topo-isomérase I, usage oncologique hospitalier exclusif. Équivalents : autres présentations d'irinotécan selon disponibilité et protocole.
Ce traitement étant administré en milieu hospitalier, signaler IMMÉDIATEMENT à l'équipe soignante toute diarrhée, même légère, survenant à distance de la perfusion, ainsi que toute fièvre (signe d'infection sur aplasie), crampes abdominales importantes pendant la perfusion, ou signes de déshydratation.
| Prescription | Usage oncologique hospitalier exclusif, chimiothérapie inhibitrice de topo-isomérase I |
|---|---|
| Grossesse | Contre-indiqué sauf urgence vitale |
| Allaitement | Contre-indiqué |
| Conduite | Formellement déconseillée |
| Alcool | Formellement déconseillé |
| Enfant | Utilisable en protocole pédiatrique spécialisé |
| Temps d'action | Effet évalué selon protocole, sur plusieurs cycles |
| Prix Maroc | PPV : 1185,00 DH |
Dernière vérification : 15/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.