L'irinotécan est un agent cytotoxique de la famille des inhibiteurs de topo-isomérase I, une enzyme indispensable à la réplication de l'ADN des cellules. En bloquant cette enzyme, il provoque des cassures de l'ADN qui entraînent la mort des cellules cancéreuses en division rapide. Il agit également, avec une intensité variable selon les patients, sur les cellules saines à renouvellement rapide (moelle osseuse, muqueuse digestive), ce qui explique ses effets indésirables caractéristiques (diarrhée, neutropénie). Ce dosage de 40 mg/2 mL est un flacon de solution à diluer avant perfusion, dosage utile pour ajuster précisément la dose selon la surface corporelle du patient.
Dose calculée selon la surface corporelle (généralement 125 à 350 mg/m² selon le protocole, en monothérapie ou association), administrée en perfusion intraveineuse selon un cycle précis déterminé par l'oncologue (souvent toutes les 2 à 3 semaines).
Utilisation exceptionnelle en oncologie pédiatrique spécialisée, sous protocole dédié.
Personne âgée : surveillance renforcée de la tolérance digestive et hématologique.
Adaptation de dose selon la tolérance des cycles précédents (diarrhée, neutropénie), le génotype UGT1A1 (certains patients métabolisent moins bien la molécule, majorant la toxicité) et la fonction hépatique.
Perfusion intraveineuse lente (généralement sur 30 à 90 minutes), réalisée exclusivement en milieu hospitalier spécialisé par du personnel formé à la manipulation des cytotoxiques.
Sans rapport direct, mais une alimentation adaptée est recommandée pour limiter l'impact de la diarrhée et des nausées.
Non applicable (perfusion).
Non applicable, préparation réalisée en unité de reconstitution des cytotoxiques.
Signaler immédiatement toute diarrhée, même minime, ainsi que toute fièvre pendant le traitement : ce sont des urgences potentielles sous chimiothérapie.
Selon le protocole défini par l'oncologue, généralement plusieurs cycles répétés toutes les 2 à 3 semaines, avec réévaluation régulière de la réponse et de la tolérance.
Sans objet : traitement administré selon un calendrier précis établi par l'équipe d'oncologie.
Majoration sévère de la toxicité digestive (diarrhée profuse) et hématologique (neutropénie profonde, risque infectieux vital).
Prise en charge hospitalière immédiate en cas de surdosage suspecté.
Surveillance étroite de la numération formule sanguine avant chaque cycle. Prise en charge immédiate de toute diarrhée (précoce dans les heures suivant la perfusion = syndrome cholinergique traité par atropine ; tardive après 24h = traitement antidiarrhéique intensif dès les premières selles molles, contact médical urgent). Contraception efficace obligatoire pendant le traitement et plusieurs mois après (hommes et femmes).
Le millepertuis (compléments alimentaires) réduit l'efficacité du traitement : à éviter formellement.
CONTRE-INDIQUÉ pendant la grossesse : agent cytotoxique génotoxique avec risque tératogène et fœtotoxique majeur démontré. Contraception efficace obligatoire.
CONTRE-INDIQUÉ pendant l'allaitement.
Utilisation exceptionnelle en oncologie pédiatrique spécialisée, sous protocole dédié.
Surveillance renforcée de la tolérance digestive et hématologique, la personne âgée étant plus à risque de toxicité sévère.
Pas d'ajustement systématique de dose requis en cas d'insuffisance rénale légère à modérée ; prudence en cas d'atteinte sévère, avis oncologique.
| Bilirubine sérique | Recommandation |
|---|---|
| < 1,5× la normale | Posologie usuelle |
| 1,5-3× la normale | Réduction de dose significative — avis oncologique |
| > 3× la normale | Contre-indiqué |
Déconseillé pendant et après la perfusion en cas de fatigue, vertiges ou nausées, fréquents avec ce traitement.
À éviter pendant le traitement, majoration possible de la toxicité digestive et hépatique.
Action cytotoxique dès la perfusion
Effets indésirables digestifs pouvant survenir dès les heures suivant la perfusion (précoces) ou après 24h (tardifs)
Effet cumulatif sur plusieurs cycles, réévaluation régulière de la réponse tumorale par imagerie
À conserver au réfrigérateur (2-8°C), à l'abri de la lumière, manipulation réservée au personnel hospitalier formé (produit cytotoxique).
Irinotécan (chlorhydrate trihydraté) 40 mg pour 2 mL de solution à diluer pour perfusion (20 mg/mL)
Sorbitol, acide lactique, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.
Agent cytotoxique anticancéreux, inhibiteur de topo-isomérase I. Équivalent au Maroc au même DCI : autres présentations d'irinotécan selon disponibilité (dosages 40mg/2mL et 100mg/5mL notamment).
URGENCE ONCOLOGIQUE en cas de fièvre (même modérée), de diarrhée dès les premières selles liquides, de saignement inhabituel, ou de tout malaise après la perfusion — contacter immédiatement le service d'oncologie.
| Prescription | Usage hospitalier oncologique exclusif, chimiothérapie cytotoxique |
|---|---|
| Grossesse | CONTRE-INDIQUÉ |
| Allaitement | CONTRE-INDIQUÉ |
| Conduite | Déconseillé (fatigue/nausées) |
| Alcool | À éviter |
| Enfant | Exceptionnel, protocole pédiatrique dédié |
| Temps d'action | Toxicité digestive dès les heures suivant la perfusion |
| Prix Maroc | PPV : 499,00 DH |
Dernière vérification : 15/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.