L'olanzapine est un antipsychotique atypique qui bloque de multiples récepteurs cérébraux, en particulier les récepteurs dopaminergiques D2 et sérotoninergiques 5-HT2A, ainsi que les récepteurs histaminiques H1 et muscariniques, ce qui explique à la fois son efficacité sur les symptômes psychotiques et maniaques, et son profil d'effets indésirables marqué sur le plan métabolique et sédatif.
Schizophrénie : dose initiale de 10 mg/jour en une prise, ajustable selon la réponse entre 5 et 20 mg/jour. Épisode maniaque : dose initiale de 15 mg/jour en monothérapie ou 10 mg/jour en association, ajustable entre 5 et 20 mg/jour selon la réponse et la tolérance.
Non recommandé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans, la sécurité et l'efficacité n'étant pas suffisamment établies.
Personne âgée : débuter à une dose plus faible (5 mg/jour), en raison d'une sensibilité accrue à la sédation et aux effets anticholinergiques.
Chez le fumeur : les besoins en olanzapine peuvent être plus élevés du fait d'une induction enzymatique par le tabac.
Voie orale, comprimé enrobé à avaler avec un verre d'eau, à heure fixe chaque jour, indépendamment des repas.
Peut être pris avec ou sans nourriture.
Peut être écrasé en cas de difficulté de déglutition.
Non applicable (comprimé enrobé, pas de gélule).
Ne jamais arrêter le traitement brutalement sans avis médical. Adopter une alimentation équilibrée et une activité physique régulière pour limiter la prise de poids associée au traitement.
Traitement au long cours de la schizophrénie et du trouble bipolaire, souvent poursuivi plusieurs années voire à vie en prévention des récidives ; toute décision d'arrêt doit être progressive et discutée avec le psychiatre.
Prendre la dose oubliée dès que possible dans la journée ; si l'oubli n'est constaté que le lendemain, ne pas doubler la dose et reprendre simplement la prise habituelle.
Somnolence profonde, sédation, troubles de l'élocution, tachycardie, hypotension, syndrome extrapyramidal, dans les formes sévères : coma, convulsions, dépression respiratoire.
Contacter immédiatement le SAMU (15) ou un centre antipoison ; surveillance cardiaque et respiratoire en milieu hospitalier, pas d'antidote spécifique.
Surveiller le poids, la glycémie et le bilan lipidique avant traitement puis régulièrement pendant le suivi, en raison d'un risque métabolique particulièrement élevé avec cette molécule. Surveiller l'apparition de signes de syndrome malin des neuroleptiques. Prudence particulière chez le patient âgé dément. Prudence en cas d'hypertrophie prostatique ou de constipation chronique.
Aucune interaction alimentaire spécifique majeure connue.
Les antipsychotiques atypiques, dont l'olanzapine, exposent en fin de grossesse à un risque de syndrome extrapyramidal transitoire et de troubles digestifs chez le nouveau-né en cas d'exposition au 3ème trimestre. Le CRAT rappelle que la décompensation psychiatrique maternelle non traitée constitue elle-même un risque important : la poursuite du traitement pendant la grossesse doit être discutée avec le psychiatre au cas par cas, sans arrêt brutal.
L'olanzapine passe dans le lait maternel en faible quantité. Le CRAT considère qu'un traitement peut être poursuivi pendant l'allaitement si nécessaire, sous surveillance du nourrisson.
Non recommandé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans, avec un risque accru d'effets métaboliques documenté dans cette population.
Débuter à dose plus faible (5 mg/jour) ; risque accru de sédation et d'effets anticholinergiques. Surmortalité et risque accru d'AVC documentés chez le patient âgé dément.
Aucun ajustement de dose spécifique n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance rénale, l'olanzapine étant principalement métabolisée par le foie.
| Sévérité | Recommandation |
|---|---|
| Légère à modérée | Envisager une dose initiale plus faible (5 mg/jour), surveillance rapprochée du bilan hépatique |
| Sévère | Prudence particulière, données limitées, dose la plus faible possible |
Formellement déconseillé de conduire ou d'utiliser des machines, en particulier en début de traitement, en raison de la somnolence très fréquente.
Fortement déconseillé : majoration importante de la sédation et du risque d'hypotension.
Effet sédatif perceptible dès la première prise
Effet antipsychotique/thymorégulateur complet généralement obtenu après plusieurs semaines de traitement continu
Demi-vie d'environ 30 heures, permettant une prise unique quotidienne
À conserver à température ambiante, à l'abri de l'humidité, dans l'emballage d'origine.
Olanzapine 10 mg par comprimé enrobé
Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, crospovidone, stéarate de magnésium, enrobage (hypromellose, macrogol, dioxyde de titane).
Antipsychotique atypique multi-récepteurs, classe des thiénobenzodiazépines. Équivalents au Maroc : Xautis (forme orodispersible, même DCI), olanzapine générique, Zyprexa (référence historique).
Consultez en urgence en cas de fièvre élevée avec raideur musculaire, de somnolence extrême, de signes de diabète, ou signalez à votre médecin toute prise de poids importante.
| Prescription | Sur ordonnance, antipsychotique, surveillance métabolique régulière indispensable |
|---|---|
| Grossesse | Décision au cas par cas, surveillance néonatale si 3e trimestre |
| Allaitement | Possible sous surveillance du nourrisson |
| Conduite | Déconseillée (somnolence fréquente) |
| Alcool | Fortement déconseillé |
| Enfant | Non recommandé < 18 ans |
| Temps d'action | Sédation immédiate, effet complet en plusieurs semaines |
| Prix Maroc | PPV : 254,00 DH |
Dernière vérification : 12/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.