L'amisulpride est un antipsychotique atypique qui bloque sélectivement les récepteurs dopaminergiques D2/D3, avec une action différente selon la dose : à faible dose, il bloque préférentiellement les récepteurs présynaptiques, ce qui augmente légèrement la transmission dopaminergique (effet utile sur les symptômes négatifs et la dépression) ; à dose plus élevée, il bloque les récepteurs postsynaptiques, ce qui réduit l'activité dopaminergique excessive responsable des symptômes positifs (délires, hallucinations) de la schizophrénie.
Symptômes prédominants négatifs : 50 à 300 mg/jour. Épisodes psychotiques aigus avec symptômes positifs : 400 à 800 mg/jour, pouvant aller jusqu'à 1200 mg/jour maximum dans les formes sévères, en 2 prises. Dose à ne jamais dépasser : 1200 mg/jour.
Non recommandé chez l'enfant de moins de 15 ans en raison de données de sécurité insuffisantes dans cette tranche d'âge pour cette indication.
Personne âgée : à utiliser avec une prudence particulière en raison du risque accru d'effets indésirables cardiovasculaires et neurologiques, et du risque de surmortalité chez le patient dément ; réduire la dose et adapter à la fonction rénale.
Toute dose supérieure à 400 mg/jour doit être administrée en 2 prises.
Voie orale, solution buvable à mesurer précisément à l'aide du compte-gouttes ou de la seringue doseuse fournie, à diluer si besoin dans un peu d'eau juste avant la prise.
Peut être pris indépendamment des repas, sans influence significative sur l'absorption.
Non applicable (solution buvable).
Non applicable.
Mesurer précisément la dose prescrite à chaque prise à l'aide du dispositif fourni ; ne jamais estimer la dose « à l'œil ». Signaler tout mouvement musculaire anormal, raideur ou tremblement au médecin sans délai.
Traitement au long cours de la schizophrénie, poursuivi tant que le contrôle des symptômes le justifie, avec réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque ; ne jamais arrêter brutalement sans avis médical (risque de rechute et de syndrome de sevrage).
Prendre la dose oubliée dès que possible sauf si la prise suivante est proche ; ne jamais doubler la dose suivante pour compenser un oubli.
Somnolence, sédation profonde, hypotension, allongement du QT avec risque de troubles du rythme ventriculaire graves (torsades de pointes), syndrome extrapyramidal sévère (rigidité, tremblements).
Contacter immédiatement le SAMU (15) ou un centre antipoison ; surveillance cardiaque continue (ECG) en milieu hospitalier indispensable, pas d'antidote spécifique.
Réaliser un ECG avant traitement et pendant le suivi, en particulier en cas de facteurs de risque cardiovasculaire ou d'association à d'autres médicaments allongeant le QT. Surveiller la kaliémie et la corriger avant traitement en cas d'hypokaliémie. Surveiller l'apparition de signes de syndrome malin des neuroleptiques (fièvre élevée, rigidité musculaire, confusion, instabilité tensionnelle) qui impose l'arrêt immédiat et une prise en charge hospitalière urgente. Surveiller la prolactinémie en cas de symptômes évocateurs (troubles des règles, galactorrhée, gynécomastie, troubles de la libido). Prudence en cas de maladie de Parkinson (risque d'aggravation des symptômes moteurs) et chez le patient âgé dément (risque accru d'AVC et de mortalité).
Aucune interaction alimentaire spécifique connue ; l'alcool doit être évité en raison de la sédation additive.
Les antipsychotiques, dont l'amisulpride, exposent en fin de grossesse à un risque de syndrome extrapyramidal transitoire et de troubles digestifs (difficultés à s'alimenter) chez le nouveau-né, nécessitant une surveillance néonatale rapprochée en cas d'exposition au 3ème trimestre. Le CRAT rappelle que la décompensation psychotique maternelle non traitée constitue elle-même un risque important pour la mère et l'enfant : la poursuite du traitement pendant la grossesse doit être discutée avec le psychiatre au cas par cas, sans arrêt brutal, en pesant le bénéfice du contrôle de la maladie contre les risques néonatals transitoires.
L'amisulpride passe dans le lait maternel et peut entraîner une sédation ou des troubles extrapyramidaux chez le nourrisson. Le CRAT recommande une évaluation individualisée avec le psychiatre, l'allaitement n'étant pas formellement contre-indiqué mais nécessitant une surveillance rapprochée du nourrisson (sédation, prise de poids, tonus) si le traitement est poursuivi.
Non recommandé avant la puberté pour la plupart des indications ; utilisation chez l'adolescent réservée à des situations spécifiques encadrées par un pédopsychiatre.
Prudence particulière : risque accru d'effets indésirables cardiovasculaires (QT, hypotension), de chutes et de syndrome extrapyramidal. Surmortalité et risque accru d'AVC documentés chez le patient âgé dément traité par antipsychotiques : à éviter dans ce contexte sauf situation exceptionnelle et encadrée.
| Clairance de la créatinine (mL/min) | Adaptation de dose |
|---|---|
| 30 à 60 | Réduire la dose de moitié |
| 10 à 30 | Réduire la dose au tiers |
| < 10 | Prudence particulière, ajustement au cas par cas, données limitées |
L'amisulpride étant très peu métabolisé par le foie (élimination majoritairement rénale sous forme inchangée), aucun ajustement de dose spécifique n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance hépatique, mais la prudence clinique reste recommandée en l'absence d'étude dédiée approfondie.
Formellement déconseillé de conduire ou d'utiliser des machines, en particulier en début de traitement, en raison de la somnolence et des troubles de la vigilance possibles.
Fortement déconseillé : majoration importante de la sédation et du risque de troubles du comportement.
Effet sur les symptômes positifs perceptible en quelques jours à 2 semaines
Effet antipsychotique complet généralement obtenu après plusieurs semaines de traitement continu
Demi-vie d'environ 12 heures, justifiant une administration en 1 à 2 prises par jour selon la dose
À conserver à température ambiante, à l'abri de la lumière, dans l'emballage d'origine. Utiliser le flacon dans le délai indiqué par le fabricant après ouverture.
Amisulpride 100 mg pour 4 mL (25 mg/mL) de solution buvable
Glycérol, saccharine sodique, arôme, eau purifiée.
Antipsychotique atypique de la famille des benzamides substituées. Équivalents au Maroc : amisulpride générique (formes comprimés).
Consultez en urgence en cas de fièvre élevée avec raideur musculaire, de palpitations ou malaise (évocateurs de trouble du rythme), de mouvements anormaux involontaires, ou de tout signe d'hyperprolactinémie gênant.
| Prescription | Sur ordonnance, antipsychotique, ECG initial recommandé |
|---|---|
| Grossesse | Décision au cas par cas avec le psychiatre, surveillance néonatale si 3e trimestre |
| Allaitement | Évaluation individualisée nécessaire |
| Conduite | Déconseillée, surtout en début de traitement |
| Alcool | Fortement déconseillé |
| Enfant | Non recommandé avant la puberté |
| Temps d'action | Effet en quelques jours à 2 semaines |
| Prix Maroc | PPV : 341,00 DH |
Dernière vérification : 10/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.