La paroxétine est un antidépresseur de la famille des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Elle augmente la quantité de sérotonine disponible entre les neurones en empêchant sa recapture, ce qui restaure progressivement l'équilibre chimique impliqué dans la régulation de l'humeur et de l'anxiété. Cet effet met plusieurs semaines à se manifester pleinement, ce qui explique qu'il faille poursuivre le traitement même si l'on ne ressent pas d'amélioration immédiate. La paroxétine agit sur la dépression comme sur plusieurs troubles anxieux.
Dépression et anxiété généralisée/sociale/post-traumatique : généralement 20 mg par jour en une prise le matin, augmentable jusqu'à 50 mg/j selon la réponse. TOC : 20 mg/j jusqu'à 40-60 mg/j. Trouble panique : débuter à 10 mg/j pour limiter l'aggravation initiale de l'anxiété, puis 40 mg/j. Toujours augmenter par paliers.
Non recommandé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans (efficacité non démontrée, risque suicidaire).
Chez la personne âgée, dose maximale plus basse (généralement 40 mg/j) ; débuter à faible dose.
Réduire la dose en cas d'insuffisance rénale sévère ou hépatique ; arrêt toujours progressif.
Avaler le comprimé avec un verre d'eau, de préférence le matin, au cours du repas pour limiter les nausées.
De préférence pendant le repas (réduit les nausées).
Avaler le comprimé entier ; suivre la notice pour la sécabilité.
Sans objet.
Ne jamais arrêter brutalement (diminuer progressivement sur plusieurs semaines) ; l'effet met 2 à 4 semaines à apparaître ; signaler toute aggravation de l'humeur ou idées suicidaires en début de traitement ; ne pas associer d'autres sérotoninergiques sans avis.
Traitement d'au moins 6 mois après l'amélioration d'un épisode dépressif (souvent plus long dans les troubles anxieux ou les récidives), pour prévenir la rechute ; l'arrêt se fait toujours de façon très progressive.
Prendre la dose oubliée dès que possible dans la journée ; si l'oubli n'est constaté que le lendemain, ne pas doubler la dose et reprendre le schéma normal.
Nausées, vomissements, somnolence, tachycardie, tremblements, agitation, vertiges ; à forte dose, syndrome sérotoninergique, convulsions, troubles du rythme.
Appeler les urgences ; traitement symptomatique et surveillance ; pas d'antidote spécifique.
Surveillance renforcée du risque suicidaire en début de traitement et lors des changements de dose, surtout chez le sujet jeune ; risque de syndrome sérotoninergique (agitation, fièvre, tremblements, diarrhée) en association à d'autres sérotoninergiques ; risque de saignement (surtout avec AINS, anticoagulants, antiagrégants) ; risque d'hyponatrémie (personne âgée) ; prudence en cas d'épilepsie, de glaucome à angle fermé, d'antécédent de manie (virage maniaque possible), de diabète ; arrêt toujours progressif (syndrome de sevrage marqué avec la paroxétine).
L'alcool est déconseillé (majoration de la sédation) ; éviter le millepertuis.
À éviter au 1er trimestre si possible : la paroxétine a été associée à une légère augmentation du risque de malformations cardiaques ; d'autres ISRS (comme la sertraline) sont préférés si un traitement est nécessaire. En fin de grossesse, risque de signes d'adaptation chez le nouveau-né (irritabilité, difficultés respiratoires ou alimentaires, syndrome de sevrage) et rare risque d'hypertension pulmonaire. Ne pas arrêter brutalement un traitement nécessaire ; consulter le CRAT et le médecin pour adapter.
La paroxétine passe en faible quantité dans le lait ; l'allaitement est possible sous surveillance du nourrisson (somnolence, prise de poids, irritabilité) selon le CRAT, la paroxétine étant l'un des ISRS acceptables pendant l'allaitement.
Non recommandé avant 18 ans (efficacité non démontrée dans la dépression de l'enfant et risque accru d'idées et de comportements suicidaires).
Débuter à faible dose, dose maximale plus basse ; risque accru d'hyponatrémie et de chutes ; surveillance renforcée.
| Sévérité (DFG) | Adaptation recommandée |
|---|---|
| Légère à modérée | Aucune adaptation systématique |
| Sévère (< 30 ml/min) | Débuter à la dose la plus faible (10 mg/j) et titrer prudemment |
| Sévérité | Adaptation recommandée |
|---|---|
| Modérée à sévère | Débuter à la dose la plus faible (10 mg/j) et titrer prudemment (concentrations augmentées) |
Prudence, surtout en début de traitement : somnolence, vertiges et vision floue peuvent altérer l'aptitude à conduire ; évaluer la tolérance individuelle avant de conduire.
Déconseillé : l'alcool majore la sédation et peut aggraver l'état dépressif.
Amélioration progressive de l'humeur généralement à partir de 2 à 4 semaines (les effets indésirables peuvent précéder le bénéfice)
Effet plein après 4 à 6 semaines de traitement
Effet couvrant 24 heures, justifiant la prise unique quotidienne
À conserver à température ambiante, dans l'emballage d'origine, hors de portée des enfants.
Paroxétine (sous forme de chlorhydrate) 20 mg par comprimé pelliculé
Voir notice complète.
Antidépresseur inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS).
Consulter rapidement en cas d'aggravation de la dépression, d'idées suicidaires, d'agitation intense, de fièvre avec tremblements et confusion (syndrome sérotoninergique), de saignements inhabituels, ou de confusion (possible hyponatrémie chez la personne âgée).
| Prescription | Sur ordonnance |
|---|---|
| Grossesse | À éviter (préférer un autre ISRS) |
| Allaitement | Possible sous surveillance |
| Conduite | Prudence (somnolence, vertiges) |
| Alcool | Déconseillé |
| Enfant | Non recommandé (< 18 ans) |
| Temps d'action | Amélioration en 2 à 4 semaines |
| Prix Maroc | PPV : 117,80 DH |
Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.