L'abiratérone bloque une enzyme (le CYP17) indispensable à la fabrication des androgènes (hormones masculines comme la testostérone), non seulement dans les testicules mais aussi dans les glandes surrénales et dans la tumeur elle-même. Comme le cancer de la prostate est le plus souvent stimulé par les androgènes, réduire leur production à un niveau très bas freine la croissance de la tumeur. Le blocage de cette enzyme perturbe aussi la production de cortisol, ce qui entraîne une surproduction d'autres hormones (minéralocorticoïdes) responsable de rétention d'eau, d'hypertension et de baisse du potassium : c'est pourquoi un corticoïde est toujours associé pour compenser.
1000 mg par jour (4 comprimés de 250 mg) en une seule prise quotidienne, À JEUN (au moins 1 heure avant et 2 heures après toute prise alimentaire), toujours en association à la prednisone/prednisolone et à la privation androgénique. Le médecin adapte selon la tolérance hépatique.
Sans objet (cancer de la prostate de l'homme adulte).
Aucune adaptation systématique liée à l'âge ; surveillance cardiovasculaire renforcée.
Réduction de dose ou interruption en cas d'atteinte hépatique ; surveiller le potassium et la tension.
Avaler les comprimés entiers avec de l'eau, sans les croquer ni les écraser, en une prise unique, à jeun.
IMPÉRATIVEMENT à jeun : ne rien manger 1 heure avant et 2 heures après la prise (la nourriture multiplie l'absorption et le risque de toxicité).
Ne pas écraser ni croquer les comprimés ; ils doivent être manipulés avec précaution (les femmes enceintes ne doivent pas les manipuler sans gants).
Sans objet.
Respecter strictement la prise à jeun et à heure fixe ; ne jamais arrêter le corticoïde associé sans avis ; surveiller le poids, les œdèmes et la tension ; réaliser les prises de sang de surveillance (potassium, foie).
Traitement au long cours tant qu'il contrôle la maladie et reste toléré, avec réévaluation régulière ; toujours maintenu avec le corticoïde et la privation androgénique.
En cas d'oubli d'une dose (comprimés ou corticoïde), reprendre le lendemain à la dose habituelle sans doubler ; signaler des oublis répétés au médecin.
Aggravation des effets minéralocorticoïdes : hypertension, rétention d'eau, baisse du potassium ; toxicité hépatique.
Surveillance cardiovasculaire, du potassium et du foie ; traitement symptomatique en milieu spécialisé.
Surveillance de la pression artérielle, du potassium (risque d'hypokaliémie) et de la rétention hydrique (œdèmes, insuffisance cardiaque) — prudence en cas d'antécédent cardiovasculaire ; surveillance de la fonction hépatique (transaminases) régulièrement, surtout les premiers mois (risque d'hépatite) ; maintien impératif du corticoïde associé (risque d'insuffisance surrénale si stress/infection : adapter le corticoïde) ; risque d'hypoglycémie chez le diabétique ; risque de fractures et d'ostéoporose ; ne pas être manipulé par une femme enceinte.
NE JAMAIS prendre avec de la nourriture (l'aliment augmente massivement l'absorption) ; éviter le millepertuis.
Sans objet en usage (homme) mais formellement contre-indiqué chez la femme enceinte ; le médicament peut nuire au fœtus. Un homme traité doit utiliser un préservatif (avec une seconde méthode contraceptive si la partenaire est en âge de procréer) pendant le traitement et quelque temps après ; les comprimés ne doivent pas être manipulés par une femme enceinte sans protection.
Sans objet (homme).
Sans objet (cancer de la prostate de l'homme adulte).
Utilisation fréquente ; surveillance cardiovasculaire, du potassium et de la rétention hydrique renforcée.
Aucune adaptation systématique de dose en cas d'insuffisance rénale ; prudence en cas d'atteinte sévère et surveillance de l'équilibre hydro-électrolytique.
| Sévérité (Child-Pugh) | Adaptation recommandée |
|---|---|
| Légère (A) | Aucune adaptation systématique, surveillance |
| Modérée (B) | Réduction de dose et surveillance rapprochée du foie |
| Sévère (C) | Contre-indiqué |
Prudence en cas de fatigue, qui est fréquente sous traitement.
Modération recommandée compte tenu de la surveillance hépatique.
Baisse rapide du taux d'androgènes ; le bénéfice sur la maladie s'évalue sur plusieurs semaines à mois (PSA, imagerie)
Effet hormonal maximal maintenu en continu
Effet nécessitant une prise quotidienne régulière à jeun
À conserver à température ambiante, dans l'emballage d'origine, hors de portée des enfants et des femmes enceintes.
Acétate d'abiratérone 250 mg par comprimé
Lactose et autres excipients — voir notice complète.
Hormonothérapie anticancéreuse, inhibiteur de la biosynthèse des androgènes (inhibiteur du CYP17), traitement du cancer de la prostate métastatique.
Consulter en cas de prise de poids rapide avec gonflement des jambes, d'essoufflement, de douleur thoracique, de palpitations, de faiblesse musculaire importante (hypokaliémie), de jaunissement de la peau ou d'urines foncées (foie).
| Prescription | Prescription hospitalière/spécialisée |
|---|---|
| Grossesse | Contre-indiqué chez la femme (précautions de manipulation) |
| Allaitement | Sans objet (homme) |
| Conduite | Prudence (fatigue) |
| Alcool | Modération |
| Enfant | Sans objet |
| Temps d'action | Baisse rapide des androgènes |
| Prix Maroc | PPV : 11 451,00 DH |
Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.