Le rituximab est un anticorps monoclonal chimérique dirigé contre l'antigène CD20, présent à la surface des lymphocytes B. Il se lie à cet antigène et provoque la destruction des lymphocytes B, qu'ils soient cancéreux dans les lymphomes ou impliqués dans la production d'anticorps auto-immuns pathologiques dans la polyarthrite rhumatoïde et les vascularites.
Dose et schéma déterminés par le protocole précis selon l'indication, surface corporelle en oncohématologie ou dose fixe en rhumatologie, administrée en perfusion intraveineuse lente, avec une première perfusion plus lente et surveillée, les perfusions suivantes pouvant être accélérées selon la tolérance.
Indications spécifiques limitées, sous protocole pédiatrique spécialisé selon la pathologie.
Pas d'adaptation systématique liée à l'âge seul, mais surveillance renforcée de la tolérance.
Une prémédication (antihistaminique, antipyrétique, parfois corticoïde) est systématiquement administrée avant chaque perfusion pour réduire le risque de réaction.
Perfusion intraveineuse lente, réalisée exclusivement en milieu hospitalier avec surveillance médicale continue, notamment lors de la première administration, un risque de réaction pouvant survenir dans les 2 heures.
Sans objet.
Sans objet, forme injectable.
La dilution stérile est réservée au personnel formé.
Aucune auto-administration n'est possible.
Cycles ou cures définis par le protocole selon l'indication, pouvant aller de quelques perfusions espacées à un traitement d'entretien répété sur plusieurs mois à années selon la pathologie.
Sans objet, l'administration étant hospitalière et programmée.
Majoration des réactions liées à la perfusion, immunodépression accrue.
Prise en charge hospitalière immédiate avec surveillance intensive ; il n'existe pas d'antidote spécifique.
Une prémédication systématique est administrée avant chaque perfusion pour réduire le risque de réaction. Une surveillance médicale continue est indispensable pendant et après la perfusion, notamment lors de la première administration, en raison d'un risque de réaction sévère (fièvre, frissons, difficultés respiratoires, chute de tension). Un dépistage des hépatites virales B et C est recommandé avant le traitement, un risque de réactivation d'une hépatite B étant décrit. Le calendrier vaccinal doit être mis à jour avant le traitement lorsque possible, les vaccins vivants étant contre-indiqués pendant le traitement et plusieurs mois après. Une surveillance prolongée du risque infectieux est nécessaire compte tenu de la déplétion en lymphocytes B, qui peut persister plusieurs mois après l'arrêt du traitement.
Aucune restriction spécifique en usage hospitalier encadré.
Le rituximab traverse le placenta, notamment à partir du 2ᵉ trimestre, et peut entraîner une déplétion transitoire des lymphocytes B chez le nouveau-né, avec un risque accru d'infections dans les premiers mois de vie. Une contraception efficace est recommandée pendant le traitement et pendant 12 mois après la dernière perfusion. Le traitement n'est envisagé pendant la grossesse qu'en l'absence d'alternative, en cas de pathologie maternelle grave, sur décision spécialisée. Avis oncologique et CRAT indispensable en urgence en cas de grossesse découverte sous traitement (lecrat.fr).
Les données sur le passage du rituximab dans le lait maternel sont limitées ; par prudence, l'allaitement est généralement déconseillé pendant le traitement et dans les mois suivant la dernière perfusion, compte tenu du profil immunosuppresseur de la molécule. Avis du CRAT (lecrat.fr) recommandé au cas par cas.
Utilisable dans certaines indications pédiatriques spécifiques (certains lymphomes, certaines maladies auto-immunes sévères), sous protocole spécialisé uniquement.
Pas d'adaptation posologique systématique liée à l'âge seul, mais surveillance renforcée de la tolérance et du risque infectieux, plus élevé dans cette population.
Aucune adaptation de dose n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance rénale, les données disponibles ne montrant pas d'impact majeur de la fonction rénale sur la pharmacocinétique du rituximab.
Prudence en cas d'insuffisance hépatique, notamment en raison du risque de réactivation virale (hépatite B) ; un dépistage préalable et une surveillance hépatique renforcée sont recommandés.
Une fatigue, des vertiges ou une hypotension peuvent survenir pendant ou après la perfusion : il est recommandé de ne pas conduire immédiatement après la séance, notamment en cas de malaise ressenti.
Déconseillé compte tenu du contexte de traitement immunosuppresseur et du risque hépatique associé.
Déplétion des lymphocytes B débutant rapidement après la perfusion
Effet maximal sur les lymphocytes B atteint en quelques jours à semaines
La déplétion lymphocytaire B peut persister plusieurs mois après l'arrêt du traitement, expliquant un risque infectieux prolongé
Conservée et diluée exclusivement en milieu hospitalier selon un protocole pharmaceutique strict, au réfrigérateur avant reconstitution.
Rituximab, anticorps monoclonal chimérique anti-CD20 (100 mg par flacon selon le dosage indiqué)
Voir notice pour la liste complète.
Anticorps monoclonal — immunosuppresseur ciblé anti-CD20, utilisé en oncohématologie et en rhumatologie/immunologie.
Signaler immédiatement à l'équipe soignante toute fièvre, frissons, difficulté à respirer, ou sensation de malaise pendant ou après la perfusion ; signaler toute fièvre ou signe d'infection dans les mois suivant le traitement, la baisse des défenses immunitaires pouvant persister longtemps.
| Prescription | Usage hospitalier exclusif, perfusion avec prémédication |
|---|---|
| Grossesse | Envisagé seulement en l'absence d'alternative |
| Allaitement | Déconseillé par prudence |
| Conduite | Prudence après la perfusion |
| Alcool | Déconseillé |
| Enfant | Indications spécifiques sous protocole spécialisé |
| Temps d'action | Effet prolongé, plusieurs mois |
| Prix Maroc | PPV : 9735,00 DH |
Dernière vérification : 12/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.