Le rituximab est un anticorps monoclonal qui cible spécifiquement une protéine (CD20) présente à la surface des lymphocytes B, une catégorie de globules blancs impliqués aussi bien dans la production d'anticorps normale que, de façon pathologique, dans certains cancers du sang (lymphomes, leucémie lymphoïde chronique) et certaines maladies auto-immunes où ces cellules produisent des anticorps délétères. En se fixant sur cette protéine, le rituximab déclenche la destruction des lymphocytes B, qu'ils soient cancéreux ou impliqués dans un processus auto-immun, tandis que les cellules souches productrices de nouveaux lymphocytes B (qui n'expriment pas CD20) sont épargnées, permettant une reconstitution progressive du système immunitaire après la fin du traitement. Cette formulation sous-cutanée à dose fixe simplifie l'administration par rapport à la perfusion intraveineuse classique, avec un temps d'administration nettement plus court.
Dose fixe de 1400 mg (cette seringue/flacon) par injection sous-cutanée, selon un calendrier précis déterminé par l'indication (généralement toutes les 2 à 4 semaines en phase d'induction, puis espacé en entretien selon le protocole).
Utilisable en pédiatrie spécialisée dans certaines indications, à dose calculée selon le poids/surface corporelle.
Personne âgée : posologie usuelle, surveillance infectieuse renforcée.
Le premier traitement est généralement administré par voie intraveineuse pour évaluer la tolérance avant de passer à la voie sous-cutanée selon les protocoles.
Injection sous-cutanée, réalisée exclusivement en milieu hospitalier ou en hospitalisation à domicile encadrée, sous surveillance médicale, en particulier lors de la première administration.
Sans rapport avec les repas.
Non applicable (solution injectable).
Non applicable, préparation et administration réalisées par le personnel soignant.
Une prémédication (antihistaminique, antipyrétique, parfois corticoïde) est généralement administrée avant chaque injection pour réduire le risque de réaction. Signaler tout signe infectieux (fièvre, frissons) rapidement après l'injection.
Traitement par cycles selon le protocole précis de l'indication (cancer hématologique, maladie auto-immune), avec réévaluation régulière de la réponse et de la tolérance, notamment infectieuse.
Sans objet : traitement administré selon un calendrier précis établi par l'équipe soignante en milieu hospitalier.
Majoration du risque de réaction liée à l'administration et du risque infectieux par immunosuppression excessive.
Prise en charge hospitalière en cas de surdosage suspecté ou de réaction sévère.
Bilan pré-thérapeutique obligatoire : dépistage systématique de l'hépatite B (risque de réactivation grave, parfois fatale), bilan infectieux, mise à jour vaccinale idéalement avant traitement (les vaccins vivants étant ensuite contre-indiqués). Surveillance étroite lors de la première administration (risque de réaction). Surveillance infectieuse tout au long du traitement, y compris après son arrêt (hypogammaglobulinémie prolongée possible).
Sans objet (voie injectable).
Le rituximab traverse le placenta et peut entraîner une déplétion en lymphocytes B chez le nouveau-né ; son usage n'est envisagé pendant la grossesse que si le bénéfice attendu justifie clairement le risque potentiel, sur avis médical spécialisé. Une contraception efficace est recommandée pendant le traitement et plusieurs mois après.
Par manque de données suffisantes, le rituximab n'est pas recommandé pendant l'allaitement ; demander avis médical spécialisé.
Utilisable en pédiatrie spécialisée dans certaines indications, à dose calculée selon le poids/surface corporelle.
Posologie usuelle, surveillance infectieuse renforcée, la personne âgée étant plus à risque d'infection sévère.
Aucun ajustement de dose systématique n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance rénale.
Prudence particulière en cas de portage du virus de l'hépatite B (risque de réactivation grave) ; bilan hépatique obligatoire avant traitement.
Prudence après l'administration en cas de fatigue ou de réaction liée à l'injection.
Aucune interaction pharmacologique directe majeure connue.
Déplétion des lymphocytes B dès les premières administrations
Effet clinique évalué après plusieurs cycles selon l'indication (cancer ou maladie auto-immune)
Effet prolongé sur plusieurs mois après l'arrêt (reconstitution progressive des lymphocytes B), nécessitant une surveillance infectieuse prolongée
À conserver au réfrigérateur (2-8°C), à l'abri de la lumière, ne pas congeler ni agiter.
Rituximab 1400 mg pour 11,7 mL (120 mg/mL), solution pour injection sous-cutanée
Hyaluronidase humaine recombinante (facilite l'absorption sous-cutanée), stabilisants, eau pour préparations injectables.
Anticorps monoclonal anti-CD20, biothérapie immunosuppressive. Équivalent au Maroc au même DCI : Mabthera (référence), biosimilaires de rituximab selon disponibilité.
URGENCE en cas de fièvre, de frissons, de difficulté respiratoire pendant ou après l'administration, ou de tout signe infectieux entre les cycles (même à distance du traitement, la fragilité immunitaire pouvant persister plusieurs mois).
| Prescription | Usage hospitalier spécialisé exclusif, biothérapie immunosuppressive, injection SC |
|---|---|
| Grossesse | Envisageable si nécessaire (avis spécialisé) |
| Allaitement | Non recommandé (avis spécialisé) |
| Conduite | Prudence après administration |
| Alcool | Aucune interaction majeure |
| Enfant | Utilisable en pédiatrie spécialisée |
| Temps d'action | Effet évalué après plusieurs cycles |
| Prix Maroc | PPV : 16778,00 DH |
Dernière vérification : 15/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.