Le ruxolitinib bloque des enzymes appelées Janus kinases (JAK1 et JAK2), qui transmettent à l'intérieur des cellules les signaux de nombreuses cytokines et facteurs de croissance impliqués dans la production des cellules sanguines et dans l'inflammation. Dans la myélofibrose et la maladie de Vaquez, cette voie de signalisation est anormalement activée ; en la freinant, le ruxolitinib réduit la taille de la rate, améliore les symptômes généraux (fatigue, sueurs, amaigrissement, démangeaisons) et, dans la maladie de Vaquez, aide à contrôler l'hématocrite. Cette même action sur le système immunitaire explique le risque accru d'infections.
Dose déterminée par l'hématologue selon l'indication et surtout selon la numération plaquettaire de départ. À titre indicatif dans la myélofibrose : 15 mg deux fois par jour si les plaquettes sont entre 100 et 200 G/L, 20 mg deux fois par jour si > 200 G/L, avec ajustements selon la tolérance hématologique. Dose maximale 25 mg deux fois par jour.
Dans la GvHD, utilisation possible à partir de 12 ans selon le protocole spécialisé ; non établi dans les autres indications chez l'enfant.
Pas d'adaptation systématique liée à l'âge seul, mais surveillance renforcée.
Numération formule sanguine avant l'instauration puis toutes les 2 à 4 semaines jusqu'à stabilisation des doses, puis selon besoin ; réduction de dose en cas d'insuffisance rénale ou hépatique et en cas d'association à un inhibiteur puissant du CYP3A4.
Avaler les comprimés entiers avec un verre d'eau, aux mêmes heures chaque jour (matin et soir).
Peut être pris pendant ou en dehors des repas.
Avaler le comprimé entier ; en cas d'impossibilité d'avaler, la dispersion dans l'eau est décrite dans certaines situations via sonde, à faire uniquement selon protocole hospitalier.
Sans objet.
Ne jamais arrêter brutalement sans avis (risque de rechute rapide) ; respecter scrupuleusement les prises de sang de surveillance ; signaler toute fièvre ou infection sans délai.
Traitement au long cours tant qu'il apporte un bénéfice ; toute interruption ou diminution doit être progressive et encadrée par l'hématologue.
Ne pas prendre de dose supplémentaire en cas d'oubli ; prendre la dose suivante à l'heure habituelle prévue.
Aggravation des cytopénies (anémie, chute des plaquettes et des globules blancs) avec risque d'infection et de saignement.
Surveillance hématologique rapprochée et traitement de support ; pas d'antidote spécifique.
Surveillance étroite de la numération formule sanguine (risque d'anémie, thrombopénie, neutropénie) ; dépistage et prévention des infections (tuberculose latente, hépatites B et C, zona) avant et pendant le traitement ; risque de réactivation d'hépatite B ; surveillance dermatologique régulière (risque de cancer cutané non mélanome) ; surveillance lipidique ; ne pas arrêter brutalement (risque de syndrome de sevrage aigu, parfois grave, avec réapparition rapide des symptômes et de la splénomégalie).
Éviter le pamplemousse et le millepertuis, qui modifient le métabolisme du médicament.
Contre-indiqué pendant la grossesse : le ruxolitinib est déconseillé en raison d'un risque potentiel pour l'embryon et le fœtus ; une contraception efficace est nécessaire chez la femme en âge de procréer pendant le traitement. Le CRAT doit être consulté pour toute situation d'exposition.
Contre-indiqué : l'allaitement doit être interrompu pendant le traitement en raison du passage possible dans le lait et de la toxicité potentielle pour le nourrisson.
Utilisation possible à partir de 12 ans dans la maladie du greffon contre l'hôte selon le protocole spécialisé ; non établi dans les autres indications.
Pas d'adaptation systématique liée à l'âge seul, mais surveillance renforcée du risque infectieux et hématologique.
| Sévérité (DFG) | Adaptation recommandée |
|---|---|
| Légère à modérée | Surveillance renforcée, adaptation selon la numération |
| Sévère (< 30 ml/min) ou dialyse | Réduction de dose selon protocole spécialisé, prise après dialyse les jours de dialyse |
| Sévérité (Child-Pugh) | Adaptation recommandée |
|---|---|
| Légère à sévère (A-C) | Réduction de dose d'environ 50 % et surveillance hématologique rapprochée |
Prudence en cas d'étourdissements, qui peuvent survenir sous traitement et altérer l'aptitude à conduire.
Pas d'interaction directe majeure décrite, mais une consommation modérée est recommandée compte tenu de la surveillance hépatique.
Réduction de la taille de la rate et amélioration des symptômes généralement perceptibles dans les premières semaines
Bénéfice maximal sur la splénomégalie et les symptômes après quelques semaines à quelques mois
Effet nécessitant une prise biquotidienne régulière
À conserver à température ambiante (ne pas dépasser 30 °C), dans l'emballage d'origine, hors de portée des enfants.
Ruxolitinib (sous forme de phosphate) 15 mg par comprimé
Lactose et autres excipients — voir notice complète (prudence en cas d'intolérance au lactose).
Antinéoplasique, inhibiteur de protéine kinase (inhibiteur de JAK1/JAK2), traitement spécialisé de la myélofibrose, de la maladie de Vaquez et de la GvHD.
Consulter sans délai en cas de fièvre, frissons, toux, éruption douloureuse (zona), saignement inhabituel, pâleur et fatigue majeure, ou apparition d'une lésion cutanée suspecte ; ne jamais interrompre le traitement de sa propre initiative.
| Prescription | Prescription hospitalière/spécialisée |
|---|---|
| Grossesse | Contre-indiqué (contraception nécessaire) |
| Allaitement | Contre-indiqué |
| Conduite | Prudence (étourdissements) |
| Alcool | Modération (surveillance hépatique) |
| Enfant | Dès 12 ans (GvHD) |
| Temps d'action | Amélioration en quelques semaines |
| Prix Maroc | PPV : 30 291,00 DH |
Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.