L'insuline NPH (Neutral Protamine Hagedorn) est une insuline humaine dont l'action est retardée et prolongée grâce à l'ajout de protamine, une protéine qui ralentit sa libération après l'injection sous-cutanée. Elle reproduit ainsi de façon imparfaite la sécrétion basale d'insuline normalement assurée par le pancréas, permettant au glucose de pénétrer dans les cellules de l'organisme et d'abaisser la glycémie sur une durée intermédiaire (environ 12 à 24 heures), contrairement aux insulines rapides qui agissent sur quelques heures seulement autour des repas.
Dose strictement individualisée par le médecin selon le profil glycémique du patient, le poids, l'alimentation et l'activité physique, généralement injectée en 1 à 2 injections par jour, seule ou associée à une insuline rapide ou des antidiabétiques oraux selon le schéma thérapeutique retenu.
Utilisation possible chez l'enfant diabétique sur prescription pédiatrique spécialisée, dose strictement individualisée selon le poids, l'âge et le profil glycémique.
Chez la personne âgée, des objectifs glycémiques moins stricts et une dose prudente sont souvent recommandés pour limiter le risque d'hypoglycémie sévère.
La dose est régulièrement réajustée par le médecin selon l'autosurveillance glycémique ; ne jamais modifier soi-même la dose sans éducation thérapeutique préalable.
Injection sous-cutanée à l'aide du stylo pré-rempli, dans l'abdomen, la cuisse, la fesse ou le bras, en alternant les sites d'injection pour éviter la lipodystrophie.
L'insuline NPH peut être injectée indépendamment des repas selon le schéma prescrit, mais les repas doivent être réguliers et adaptés pour éviter tout déséquilibre glycémique.
Sans objet, forme injectable en stylo pré-rempli.
Sans objet, sauf pour le changement d'aiguille à chaque injection selon les recommandations.
Bien mélanger le contenu du stylo par retournements doux avant chaque injection (suspension trouble caractéristique de la NPH, à la différence des insulines rapides limpides) ; alterner les sites d'injection ; toujours avoir du sucre à disposition en cas d'hypoglycémie.
Traitement au long cours du diabète insulino-requérant, à poursuivre selon le schéma défini par le diabétologue, avec ajustements réguliers selon l'autosurveillance glycémique.
En cas d'oubli d'une injection, contacter le médecin ou l'infirmière référente pour savoir comment procéder selon le schéma personnel, plutôt que d'improviser une dose de rattrapage qui pourrait être dangereuse.
Hypoglycémie sévère : sueurs profuses, tremblements, confusion, troubles du comportement, dans les cas graves convulsions et coma hypoglycémique.
Resucrage immédiat si la personne est consciente (sucre, boisson sucrée) ; en cas de perte de connaissance, injection de glucagon si disponible et formation de l'entourage, puis appel des urgences immédiatement.
Éducation thérapeutique indispensable (technique d'injection, reconnaissance et prise en charge de l'hypoglycémie, adaptation des doses selon l'activité physique et l'alimentation) ; toujours vérifier le nom de l'insuline avant injection pour éviter toute confusion avec une autre insuline ; adaptation de dose en cas d'insuffisance rénale ou hépatique ; ne jamais injecter par voie intraveineuse (voie sous-cutanée uniquement pour cette insuline).
L'alimentation doit être régulière et adaptée au schéma d'insuline ; ne jamais sauter de repas après une injection d'insuline sans avis médical.
L'insuline, quelle que soit sa forme (dont l'insuline NPH), est le traitement de référence du diabète pendant la grossesse, qu'il s'agisse d'un diabète préexistant ou d'un diabète gestationnel nécessitant un traitement médicamenteux ; elle ne traverse pas la barrière placentaire de façon significative et est considérée comme sûre pour le fœtus selon le CRAT. Les besoins en insuline évoluent souvent au cours de la grossesse et nécessitent des ajustements réguliers en lien étroit avec le diabétologue et l'obstétricien.
L'insuline est compatible avec l'allaitement, n'étant pas absorbée par voie digestive par le nourrisson même en cas de passage dans le lait maternel ; les besoins en insuline de la mère peuvent varier pendant l'allaitement et nécessitent une surveillance glycémique adaptée.
Utilisation possible chez l'enfant diabétique de tout âge sur prescription pédiatrique spécialisée, avec éducation thérapeutique adaptée à l'enfant et à sa famille, dose strictement individualisée.
Objectifs glycémiques souvent moins stricts recommandés pour limiter le risque d'hypoglycémie sévère, plus dangereuse à cet âge (chutes, troubles cognitifs) ; éducation de l'entourage souvent nécessaire.
Les besoins en insuline peuvent diminuer en cas d'insuffisance rénale du fait d'une élimination ralentie de l'insuline, exposant à un risque accru d'hypoglycémie ; une adaptation de dose à la baisse est souvent nécessaire sous surveillance glycémique rapprochée par le diabétologue.
Les besoins en insuline peuvent également être modifiés en cas d'insuffisance hépatique sévère, le foie jouant un rôle important dans le métabolisme du glucose ; une surveillance glycémique renforcée et une adaptation de dose sont nécessaires sur avis spécialisé.
Le risque d'hypoglycémie impose une vigilance particulière avant et pendant la conduite de véhicules : vérifier sa glycémie avant de prendre le volant et toujours avoir du sucre à disposition ; en cas d'hypoglycémies fréquentes ou non ressenties, en parler avec le médecin qui évaluera l'aptitude à la conduite.
À consommer avec prudence et jamais à jeun : l'alcool peut à la fois masquer les signes d'hypoglycémie et en prolonger la durée en perturbant la production de glucose par le foie.
Début d'action environ 1 à 2 heures après l'injection sous-cutanée
Effet maximal généralement atteint entre 4 et 12 heures après l'injection
Durée d'action prolongée d'environ 12 à 24 heures, ce qui en fait une insuline d'action intermédiaire
Les stylos non entamés se conservent au réfrigérateur (entre 2 et 8°C), à l'abri du gel ; le stylo en cours d'utilisation se conserve à température ambiante (inférieure à 25-30°C selon le fabricant) pendant une durée limitée (généralement 4 à 6 semaines) précisée sur la notice, à l'abri de la chaleur excessive et de la lumière directe.
Insuline humaine (NPH, isophane) 100 UI/ml, suspension injectable en stylo pré-rempli
Protamine sulfate, métacrésol, glycérol, phosphate disodique, zinc et eau pour préparation injectable — voir notice complète.
Antidiabétique, insuline humaine d'action intermédiaire (NPH).
Consulter en urgence en cas de signes d'hypoglycémie sévère (confusion, perte de connaissance, convulsions) ne cédant pas rapidement au resucrage, ou de signes d'hyperglycémie sévère (soif intense, urines abondantes, fatigue majeure) ; consulter le diabétologue en cas d'hypoglycémies ou d'hyperglycémies répétées malgré un traitement bien suivi.
| Prescription | Sur ordonnance, éducation thérapeutique indispensable |
|---|---|
| Grossesse | Traitement de référence du diabète pendant la grossesse |
| Allaitement | Compatible |
| Conduite | Vérifier la glycémie avant de conduire |
| Alcool | Prudence, jamais à jeun |
| Enfant | Possible en pédiatrie spécialisée, dose individualisée |
| Temps d'action | Début 1-2h, durée 12-24h |
| Prix Maroc | PPV : 104,00 DH |
Dernière vérification : 12/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.