L'entécavir est un antiviral analogue nucléosidique qui inhibe spécifiquement la réplication du virus de l'hépatite B (VHB) en bloquant son ADN polymérase, une enzyme essentielle à sa multiplication. En réduisant durablement la charge virale, il permet de freiner la progression de la maladie hépatique liée à l'hépatite B chronique (fibrose, cirrhose) et de réduire le risque de complications à long terme, notamment le cancer du foie. Ce traitement nécessite un suivi spécialisé au long cours par un hépatologue, la durée du traitement étant généralement prolongée, parfois à vie.
1 mg une fois par jour chez le patient naïf de traitement par lamivudine ou en cas de maladie hépatique décompensée (ce dosage) ; dose plus faible (0,5 mg) chez le patient sans résistance antérieure à la lamivudine.
Utilisable à partir de 2 ans selon le poids, sous stricte surveillance pédiatrique hépatologique spécialisée, à dosage adapté.
Personne âgée : dose adaptée à la fonction rénale, aucun ajustement systématique en dehors de cette prudence.
Ne jamais interrompre le traitement sans avis du spécialiste, même en cas d'amélioration apparente, un arrêt prématuré exposant à un risque de réactivation virale sévère.
Voie orale, comprimé à avaler avec un verre d'eau, à jeun (au moins 2 heures après un repas et au moins 2 heures avant le repas suivant), à heure fixe chaque jour.
À prendre strictement à jeun, l'absorption étant réduite par la présence d'aliments.
Peut être écrasé en cas de difficulté de déglutition, selon les recommandations spécifiques du fabricant.
Non applicable (comprimé, pas de gélule).
Ne jamais arrêter le traitement sans concertation avec l'hépatologue. Respecter scrupuleusement le calendrier des bilans hépatiques et virologiques de surveillance.
Traitement au long cours, souvent prolongé sur plusieurs années voire à vie, selon l'évolution virologique et hépatique évaluée par le spécialiste.
Prendre la dose oubliée dès que possible en respectant le délai par rapport aux repas ; si proche de la prise suivante, ne pas doubler la dose. Ne jamais interrompre le traitement de son propre chef.
Aucune toxicité aiguë sévère majeure spécifique n'est généralement rapportée en cas de surdosage ponctuel accidentel.
En cas de prise accidentelle d'une dose largement supérieure à celle prescrite, contacter un médecin ou un centre antipoison par précaution.
Ne jamais arrêter le traitement sans avis du spécialiste, en raison du risque de réactivation sévère de l'hépatite B à l'arrêt. Surveillance hépatique régulière pendant le traitement et après son arrêt éventuel (plusieurs mois). Surveiller l'apparition de signes d'acidose lactique (fatigue extrême, douleurs musculaires, difficultés respiratoires), une complication rare mais grave. Dépister une éventuelle co-infection par le VIH avant traitement, l'entécavir seul n'étant pas adapté en cas de VIH non traité.
À prendre strictement à jeun, l'absorption étant significativement réduite par la présence d'aliments.
Les données sur l'entécavir pendant la grossesse sont limitées ; son utilisation doit être discutée avec l'hépatologue en fonction de la sévérité de la maladie hépatique et du risque de transmission materno-fœtale du virus de l'hépatite B, d'autres antiviraux étant parfois préférés pendant la grossesse selon les recommandations spécialisées.
Par manque de données suffisantes sur le passage dans le lait maternel, une décision d'utilisation pendant l'allaitement doit être prise avec l'hépatologue référent.
Utilisable à partir de 2 ans selon le poids, sous stricte surveillance pédiatrique hépatologique spécialisée.
Dose adaptée à la fonction rénale, aucun ajustement systématique en dehors de cette prudence.
| Clairance de la créatinine (mL/min) | Adaptation de dose |
|---|---|
| ≥ 50 | Dose usuelle |
| 30-49 | Réduction de dose et/ou espacement des prises selon protocole du spécialiste |
| 10-29 | Réduction importante de dose, sous surveillance néphrologique |
| < 10 ou dialyse | Dose très réduite, administration après chaque séance de dialyse |
Aucun ajustement de dose spécifique n'est nécessaire en cas d'insuffisance hépatique, ce traitement étant justement indiqué dans la maladie hépatique liée à l'hépatite B, y compris décompensée, sous surveillance hépatologique stricte.
Prudence recommandée en cas de vertiges ou de fatigue importante ressentis, pouvant affecter l'aptitude à conduire des véhicules.
Fortement déconseillé, l'alcool aggravant la maladie hépatique sous-jacente traitée par ce médicament.
Réduction de la charge virale mesurable dès les premières semaines de traitement
Suppression virologique optimale généralement obtenue après plusieurs mois de traitement continu
Nécessite une prise quotidienne continue sur le long terme pour maintenir le contrôle de la réplication virale
À conserver à température ambiante, à l'abri de l'humidité, dans l'emballage d'origine.
Entécavir (monohydrate) 1 mg par comprimé pelliculé
Cellulose microcristalline, crospovidone, stéarate de magnésium, pelliculage.
Antiviral analogue nucléosidique, usage spécialisé hépatologie. Équivalents au Maroc : Baraclude (référence historique, même DCI), autres génériques d'entécavir.
Consultez immédiatement votre hépatologue en cas de fatigue extrême, de douleurs musculaires inhabituelles, de difficultés respiratoires, ou avant tout projet d'arrêt du traitement.
| Prescription | Sur ordonnance, antiviral hépatite B, usage spécialisé, ne jamais arrêter brutalement |
|---|---|
| Grossesse | Décision au cas par cas avec l\'hépatologue |
| Allaitement | Décision au cas par cas |
| Conduite | Prudence en cas de vertiges/fatigue |
| Alcool | Fortement déconseillé |
| Enfant | Dès 2 ans, dose selon le poids |
| Temps d'action | Effet sur la charge virale en plusieurs semaines |
| Prix Maroc | PPV : 1754,00 DH |
Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.