Cette association combine le paracétamol, qui réduit la douleur au niveau central, et la codéine, un opioïde faible qui doit être transformé par le foie (via l'enzyme CYP2D6) en morphine pour exercer son effet antalgique en se fixant sur les récepteurs opioïdes du système nerveux central. Cette transformation variable d'une personne à l'autre explique pourquoi certains patients (métaboliseurs ultra-rapides) produisent beaucoup plus de morphine que la moyenne, avec un risque accru de somnolence sévère voire de dépression respiratoire, tandis que d'autres (métaboliseurs lents) ressentent peu ou pas d'effet antalgique.
1 à 2 comprimés par prise, à renouveler si besoin après au moins 4 à 6 heures, sans dépasser 6 comprimés par 24 heures (soit 2,4 g de paracétamol et 120 mg de codéine par jour).
À partir de 12 ans seulement : 1 comprimé par prise, à renouveler après au moins 6 heures si besoin, sans dépasser 4 comprimés par 24 heures ; formellement contre-indiqué avant 12 ans.
Personne âgée : réduire la dose et espacer les prises, en raison d'une sensibilité accrue à la sédation et à la constipation liées à la codéine.
Réduire la dose maximale quotidienne de paracétamol à 3 g/jour en cas de poids inférieur à 50 kg, d'insuffisance hépatique légère à modérée, de dénutrition ou d'alcoolisme chronique.
Voie orale, comprimé à avaler avec un grand verre d'eau, avec ou sans nourriture.
Peut être pris indépendamment des repas ; une prise avec de la nourriture peut réduire les nausées parfois provoquées par la codéine.
Peut être écrasé en cas de difficulté de déglutition.
Non applicable (comprimé, pas de gélule).
Ne jamais dépasser la dose maximale quotidienne de paracétamol, en tenant compte de tout autre médicament contenant du paracétamol pris en parallèle. Ne pas prolonger le traitement au-delà de quelques jours sans avis médical, en raison du risque de dépendance à la codéine.
Traitement de courte durée, généralement pas plus de 3 jours sans réévaluation médicale, en raison du risque de dépendance et d'accoutumance propre aux opioïdes même faibles comme la codéine.
Ne s'applique pas : traitement pris à la demande selon la douleur, dans le respect de l'intervalle minimal entre les prises et de la dose maximale quotidienne.
Dans les 24 premières heures, signes liés au paracétamol (nausées, vomissements, pâleur) alors que l'atteinte hépatique réelle apparaît après 24-48h ; signes liés à la codéine : somnolence importante, myosis (pupilles resserrées), dépression respiratoire pouvant être fatale à fortes doses.
Toute suspicion de surdosage est une urgence : contacter immédiatement un centre antipoison ou les urgences ; un antidote existe pour chaque composant (N-acétylcystéine pour le paracétamol, naloxone pour la codéine en cas de dépression respiratoire).
Ne jamais dépasser la dose maximale quotidienne de paracétamol, en tenant compte de tous les médicaments pris en parallèle. Utiliser la dose la plus faible efficace pendant la durée la plus courte possible pour limiter le risque de dépendance à la codéine. Prudence en cas d'insuffisance respiratoire, hépatique ou rénale. Surveiller l'apparition de constipation (effet fréquent des opioïdes) et de somnolence excessive.
L'alcool doit être formellement évité pendant toute la durée du traitement.
Le paracétamol est l'antalgique de référence pendant la grossesse, mais la codéine associée doit être évitée autant que possible, en particulier en fin de grossesse, en raison d'un risque de syndrome de sevrage néonatal et de dépression respiratoire chez le nouveau-né en cas d'utilisation proche du terme. Le CRAT recommande de privilégier le paracétamol seul pendant la grossesse et de réserver cette association à des situations où la douleur n'est pas soulagée autrement, pour la durée la plus courte possible et en informant l'équipe obstétricale en cas d'utilisation proche de l'accouchement.
La codéine est CONTRE-INDIQUÉE pendant l'allaitement selon le CRAT et l'ANSM : chez certaines mères métaboliseurs ultra-rapides du CYP2D6, la codéine est transformée en quantité excessive de morphine, qui passe dans le lait maternel et peut provoquer une dépression respiratoire grave, parfois mortelle, chez le nourrisson allaité. Le paracétamol seul doit être utilisé en cas de besoin d'un antalgique pendant l'allaitement.
Formellement contre-indiqué avant 12 ans, en raison de plusieurs cas graves (dont des décès) de dépression respiratoire rapportés chez des enfants métaboliseurs ultra-rapides ayant reçu de la codéine, notamment après une amygdalectomie.
Réduire la dose et espacer les prises, en raison d'une sensibilité accrue à la sédation, à la constipation et à la dépression respiratoire liées à la codéine.
| Fonction rénale | Recommandation |
|---|---|
| Légère à modérée | Espacer les prises et réduire la dose, la codéine et ses métabolites s'accumulant en cas d'élimination rénale ralentie |
| Sévère | Éviter cette association, préférer un antalgique mieux adapté sur avis médical |
| Sévérité | Recommandation |
|---|---|
| Légère à modérée | Réduire la dose maximale quotidienne de paracétamol, surveillance renforcée |
| Sévère (insuffisance hépatocellulaire) | Contre-indication formelle |
Formellement déconseillé de conduire ou d'utiliser des machines pendant le traitement, en raison de la somnolence et des vertiges fréquemment provoqués par la codéine, en particulier en début de traitement.
Formellement contre-indiqué : l'association majore de façon dangereuse la sédation et le risque de dépression respiratoire, pouvant être fatale.
Effet antalgique dès 30 à 45 minutes
Concentration plasmatique maximale de la codéine en 1 à 2 heures
Effet d'environ 4 à 6 heures, justifiant l'intervalle entre les prises
À conserver à température ambiante, à l'abri de l'humidité, dans l'emballage d'origine, hors de portée des enfants (risque de surdosage grave en cas d'ingestion accidentelle).
Paracétamol 400 mg et codéine (sous forme de phosphate de codéine hémihydraté) 20 mg par comprimé
Amidon de maïs, povidone, talc, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline.
Antalgique de palier 2 (opioïde faible associé au paracétamol). Équivalents au Maroc : Klipal Codéine (dosage différent), autres associations paracétamol-codéine génériques.
Consultez en urgence en cas de somnolence excessive, de respiration ralentie ou irrégulière, de suspicion de surdosage même sans symptôme initial, ou si la douleur persiste plus de 3 jours malgré le traitement.
| Prescription | Sur ordonnance, antalgique opioïde faible, usage court terme |
|---|---|
| Grossesse | Éviter, préférer le paracétamol seul |
| Allaitement | Contre-indiqué |
| Conduite | Déconseillée |
| Alcool | Contre-indiqué |
| Enfant | Contre-indiqué < 12 ans |
| Temps d'action | Effet en 30-45 min, dure 4-6h |
| Prix Maroc | PPV : 20,80 DH |
Dernière vérification : 10/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.