Le ténofovir disoproxil est un antiviral qui, une fois transformé dans l'organisme en sa forme active, bloque une enzyme (la transcriptase inverse) dont les virus VIH et de l'hépatite B ont besoin pour se répliquer en copiant leur matériel génétique dans les cellules infectées. En bloquant cette étape, il empêche le virus de se multiplier, ce qui réduit la charge virale, ralentit la progression de la maladie et, dans le VIH, protège le système immunitaire. Il est toujours utilisé en association avec d'autres antiviraux dans le VIH pour éviter l'apparition de résistances, mais peut être utilisé seul dans l'hépatite B.
1 comprimé de 300 mg par jour en une prise, à heure fixe, en association avec d'autres antirétroviraux dans le VIH, ou en monothérapie dans l'hépatite B chronique selon la prescription.
À partir de 6 ans et 17 kg pour le VIH (dose adaptée au poids), à partir de 12 ans pour l'hépatite B, selon protocole spécialisé.
Aucune adaptation systématique liée à l'âge seul ; surveiller la fonction rénale, souvent diminuée chez la personne âgée.
Réduction de dose ou espacement des prises obligatoire en cas d'insuffisance rénale, selon la clairance de la créatinine.
Avaler le comprimé avec un verre d'eau, à heure fixe chaque jour, de préférence au cours d'un repas.
De préférence au cours d'un repas (améliore l'absorption).
Avaler le comprimé entier.
Sans objet.
Prendre à heure fixe, sans oubli, pour maintenir une efficacité antivirale continue ; ne jamais arrêter le traitement de l'hépatite B sans avis médical (risque de réactivation sévère) ; réaliser les prises de sang de surveillance rénale et osseuse régulièrement.
Traitement au long cours (souvent à vie dans le VIH, plusieurs années dans l'hépatite B), avec réévaluation régulière de la charge virale, de la fonction rénale et de la densité osseuse.
Prendre la dose oubliée dès que possible ; si l'heure de la prise suivante est proche (moins de 12 heures), sauter la dose oubliée et ne jamais doubler ; les oublis répétés exposent à un risque de résistance virale ou de réactivation de l'hépatite.
Troubles digestifs, aggravation de la toxicité rénale.
Consulter en urgence ou contacter un centre antipoison ; surveillance rénale ; l'hémodialyse peut aider à éliminer le produit.
Surveillance systématique de la fonction rénale (créatinine, phosphore) avant et pendant le traitement, en particulier en cas de facteurs de risque (âge, diabète, hypertension, traitement néphrotoxique associé) ; surveillance de la densité osseuse en cas de traitement prolongé (risque d'ostéopénie/ostéoporose) ; ne jamais arrêter brutalement un traitement de l'hépatite B (risque de réactivation sévère, parfois mortelle, surveillance clinique et biologique rapprochée après l'arrêt) ; risque rare mais grave d'acidose lactique et de stéatose hépatique ; dépister une co-infection VIH avant traitement isolé de l'hépatite B (risque de résistance du VIH si traité par erreur en monothérapie).
Prendre de préférence au cours d'un repas pour améliorer l'absorption.
Utilisable pendant la grossesse si nécessaire (VIH ou hépatite B) : le ténofovir est l'un des antiviraux les mieux documentés dans ce contexte selon le CRAT, y compris pour réduire la transmission mère-enfant du VHB. Ne pas arrêter un traitement nécessaire sans avis spécialisé.
Le VIH maternel contre-indique généralement l'allaitement dans de nombreux contextes (selon les recommandations locales) ; pour l'hépatite B seule, le ténofovir est compatible avec l'allaitement selon le CRAT (passage très faible dans le lait). Décision au cas par cas avec le spécialiste.
Utilisation possible à partir de 6 ans (VIH, ≥ 17 kg) ou 12 ans (hépatite B), selon protocole spécialisé, avec surveillance rénale et osseuse renforcée.
Surveiller particulièrement la fonction rénale, souvent diminuée à cet âge ; adapter la dose selon la clairance de la créatinine.
| Sévérité (clairance créatinine) | Adaptation recommandée |
|---|---|
| ≥ 50 ml/min | Dose habituelle (300 mg/jour) |
| 30-49 ml/min | 300 mg toutes les 48 heures |
| 10-29 ml/min | 300 mg 2 fois par semaine (tous les 3-4 jours) |
| Dialyse | 300 mg toutes les 7 jours, après la séance de dialyse |
Aucune adaptation de dose systématique n'est nécessaire en cas d'insuffisance hépatique ; surveillance renforcée en cas d'atteinte sévère associée à l'hépatite B traitée.
Généralement sans effet ; prudence en cas de vertiges.
À limiter, compte tenu de la surveillance hépatique nécessaire, notamment dans l'hépatite B.
Action antivirale dès les premières prises, avec baisse progressive de la charge virale sur plusieurs semaines
Effet antiviral plein évalué après plusieurs semaines à mois (charge virale, transaminases)
Effet couvrant 24 heures, justifiant la prise unique quotidienne
À conserver à température ambiante, dans l'emballage d'origine, à l'abri de l'humidité, hors de portée des enfants.
Ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate) équivalent à 300 mg par comprimé pelliculé
Lactose et autres excipients — voir notice complète.
Antiviral, analogue nucléotidique inhibiteur de la transcriptase inverse, actif contre le VIH et le virus de l'hépatite B.
Consulter en cas de douleurs osseuses inhabituelles, de diminution des urines, de fatigue intense avec douleurs musculaires (possible acidose lactique), ou de jaunissement de la peau, notamment après l'arrêt du traitement en cas d'hépatite B.
| Prescription | Prescription hospitalière/spécialisée |
|---|---|
| Grossesse | Utilisable si nécessaire (bien documenté) |
| Allaitement | Selon contexte (VIH vs hépatite B), avis spécialisé |
| Conduite | Généralement sans effet |
| Alcool | À limiter (surveillance hépatique) |
| Enfant | Dès 6 ans (VIH) ou 12 ans (hépatite B) |
| Temps d'action | Baisse progressive de la charge virale |
| Prix Maroc | PPV : 289,00 DH |
Dernière vérification : 15/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.