La néostigmine inhibe l'acétylcholinestérase, l'enzyme qui dégrade normalement l'acétylcholine au niveau de la jonction neuromusculaire et des terminaisons nerveuses parasympathiques. En bloquant cette dégradation, elle augmente la quantité d'acétylcholine disponible, ce qui renforce la transmission de l'influx nerveux vers le muscle (utile dans la myasthénie où cette transmission est déficiente) et stimule la contraction des muscles lisses digestifs et vésicaux.
Myasthénie : dose individualisée par voie orale (comprimés, hors de cette forme injectable) ou injectable selon la sévérité, généralement 0,5 à 2,5 mg en intramusculaire ou sous-cutanée plusieurs fois par jour, ajustée par le neurologue. Antagonisation du bloc neuromusculaire : 0,5 à 2,5 mg par voie intraveineuse lente, systématiquement associée à un anticholinergique (atropine ou glycopyrronium) pour limiter les effets muscariniques, dose déterminée par l'anesthésiste selon le monitorage de la curarisation. Atonie digestive/vésicale : 0,5 mg en injection sous-cutanée ou intramusculaire, répétable selon la réponse clinique.
Utilisation possible en pédiatrie sur prescription hospitalière spécialisée (anesthésie, neurologie), dose calculée précisément selon le poids de l'enfant.
Prudence chez la personne âgée en raison d'une sensibilité accrue aux effets cardiovasculaires (bradycardie) et digestifs.
Toujours administrée par un professionnel de santé en milieu surveillé (bloc opératoire, service spécialisé), jamais en auto-administration à domicile.
Administration exclusivement par voie injectable (intraveineuse, intramusculaire ou sous-cutanée selon l'indication) par un professionnel de santé, en milieu médicalisé avec surveillance cardiorespiratoire.
Sans objet pour la voie injectable.
Sans objet.
Sans objet, ampoule à usage professionnel.
Sans objet pour le patient, l'administration relevant exclusivement de l'équipe soignante qui assure la surveillance et l'ajustement de dose.
Variable selon l'indication : ponctuelle en fin d'anesthésie (antagonisation du bloc neuromusculaire), ou répétée plusieurs fois par jour dans la myasthénie selon la prescription du neurologue, réévaluée régulièrement.
Sans objet, l'administration étant exclusivement réalisée par un professionnel de santé en milieu médicalisé selon un protocole précis.
Crise cholinergique : hypersalivation, sueurs, larmoiement, bronchospasme et hypersécrétion bronchique, bradycardie sévère, myosis, nausées, vomissements, diarrhée, et surtout faiblesse musculaire paradoxale pouvant aggraver la myasthénie (difficile à distinguer d'une poussée myasthénique sans test spécifique).
Prise en charge immédiate en milieu hospitalier : arrêt de l'administration, atropine en antidote des effets muscariniques, support ventilatoire si besoin, surveillance cardiorespiratoire continue.
Pathologie cardiaque (bradycardie, troubles du rythme), asthme et bronchopathies (risque de bronchospasme), épilepsie, ulcère gastroduodénal évolutif, grossesse et allaitement à évaluer au cas par cas, toujours disposer d'atropine à proximité immédiate lors de l'administration pour traiter une éventuelle crise cholinergique.
Sans objet pour cette forme injectable à usage hospitalier.
Les données sont limitées mais la néostigmine est utilisée depuis longtemps en obstétrique et en anesthésie sans signal de toxicité fœtale majeure rapporté ; son utilisation pendant la grossesse reste réservée aux situations où elle est cliniquement nécessaire (myasthénie mal contrôlée, anesthésie), toujours décidée par l'équipe spécialisée (neurologue, anesthésiste, obstétricien) au cas par cas, en pesant précisément le bénéfice attendu.
Les données sur le passage dans le lait maternel sont limitées ; en usage ponctuel hospitalier (anesthésie), l'allaitement n'est généralement pas interrompu selon les pratiques courantes, mais la décision revient à l'équipe médicale au cas par cas selon le contexte clinique.
Utilisation possible en milieu hospitalier spécialisé (anesthésie pédiatrique, myasthénie infantile), dose strictement individualisée selon le poids par l'équipe médicale.
Sensibilité accrue aux effets cardiovasculaires (bradycardie) et à la iatrogénie en général ; surveillance cardiaque renforcée pendant et après l'administration.
La néostigmine étant en partie éliminée par voie rénale, son effet peut être prolongé en cas d'insuffisance rénale ; l'équipe anesthésique ou spécialisée adapte la surveillance et l'espacement des doses en conséquence.
Aucune adaptation de dose formalisée n'est requise en cas d'insuffisance hépatique isolée, mais la prudence reste de mise et l'administration est de toute façon réalisée sous surveillance hospitalière rapprochée.
Sans objet direct (administration hospitalière), mais les effets résiduels (faiblesse, vertiges) après une procédure peuvent temporairement contre-indiquer la conduite dans les heures suivant l'administration, selon avis de l'équipe soignante.
Sans objet particulier au-delà des précautions habituelles autour d'une anesthésie ou d'une hospitalisation.
Effet rapide après injection intraveineuse, en quelques minutes
Effet maximal généralement atteint dans les 10 à 30 minutes selon la voie d'administration
Durée d'action d'environ 2 à 4 heures, nécessitant des réinjections répétées si besoin dans la myasthénie
Conservation hospitalière selon les recommandations du fabricant (généralement au réfrigérateur ou à température contrôlée, à l'abri de la lumière), gestion exclusivement par le circuit du médicament hospitalier.
Néostigmine (méthylsulfate) 0,5 mg/ml, solution injectable
Chlorure de sodium, eau pour préparation injectable et autres excipients — voir résumé des caractéristiques du produit hospitalier.
Anticholinestérasique (inhibiteur de l'acétylcholinestérase), parasympathomimétique indirect.
Sans objet en ambulatoire : toute administration se fait en milieu hospitalier avec surveillance immédiate de l'équipe soignante, qui gère elle-même la conduite à tenir en cas d'effet indésirable.
| Prescription | Usage hospitalier / spécialiste uniquement |
|---|---|
| Grossesse | Décision spécialisée au cas par cas |
| Allaitement | Décision spécialisée au cas par cas |
| Conduite | Sans objet (usage hospitalier) |
| Alcool | Sans objet particulier |
| Enfant | Usage hospitalier spécialisé, dose selon poids |
| Temps d'action | Effet en quelques minutes, durée 2-4h |
| Prix Maroc | PPV : 38,30 DH |
Dernière vérification : 11/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.