L'ondansétron bloque sélectivement les récepteurs à la sérotonine de type 5-HT3, situés à la fois au niveau du système nerveux central (zone gâchette des vomissements) et au niveau du tube digestif (nerf vague). La chimiothérapie et la chirurgie libèrent de la sérotonine qui stimule ces récepteurs et déclenche les vomissements ; en les bloquant, l'ondansétron supprime ce signal et prévient efficacement les nausées et vomissements.
Chimiothérapie faiblement à modérément émétisante : 8 mg avant traitement, puis 8 mg toutes les 12 heures pendant 1 à 2 jours si besoin. Chimiothérapie hautement émétisante : dose initiale plus élevée sur prescription hospitalière, souvent associée à un corticoïde. Nausées post-opératoires : 8 mg en prise unique avant ou après l'intervention selon protocole.
Chez l'enfant de plus de 6 mois en oncologie, la dose est calculée selon la surface corporelle sur prescription pédiatrique spécialisée ; ne pas utiliser chez l'enfant sans avis médical.
Aucune adaptation de dose spécifique liée à l'âge n'est nécessaire chez la personne âgée, en dehors de la prudence habituelle sur le risque de QT long.
Dose maximale quotidienne à ne pas dépasser 16 mg par voie orale en une seule prise (risque de QT dose-dépendant) ; adaptation nécessaire en cas d'insuffisance hépatique sévère (voir tableau dédié).
Par voie orale, comprimé à avaler avec un verre d'eau, en général 1 à 2 heures avant le début du traitement émétisant puis aux horaires prescrits.
Peut être pris indépendamment des repas.
Peut être écrasé en cas de difficulté de déglutition, à mélanger avec un peu d'eau ou de nourriture semi-liquide juste avant la prise, après avis du pharmacien.
Sans objet pour un comprimé classique.
Prendre la première dose suffisamment à l'avance par rapport à la séance de chimiothérapie ou à l'intervention pour une efficacité optimale ; signaler toute palpitation ou malaise.
Traitement de courte durée, limité aux jours entourant la chimiothérapie, la radiothérapie ou l'intervention chirurgicale (généralement 1 à 3 jours par cure).
En traitement ponctuel autour d'une chimiothérapie ou d'une chirurgie, la prise est généralement encadrée par l'équipe soignante ; en cas de doute sur un oubli à domicile, contacter le prescripteur plutôt que de reprendre une dose au hasard.
Troubles visuels, constipation sévère, hypotension, malaise vagal, et surtout allongement du QT pouvant se manifester par des palpitations ou une syncope.
Consulter en urgence ou contacter un centre antipoison ; un électrocardiogramme est indispensable en cas de suspicion de surdosage pour rechercher un allongement du QT.
Antécédents cardiaques ou anomalies électrolytiques (hypokaliémie, hypomagnésémie) à corriger avant traitement, insuffisance hépatique sévère (adaptation de dose), antécédents de troubles du rythme cardiaque, association à d'autres médicaments allongeant le QT à éviter autant que possible, risque de constipation sévère voire d'iléus chez les patients à risque (post-chirurgie abdominale).
Pas d'interaction alimentaire spécifique connue.
Les données disponibles sont globalement rassurantes sur l'ensemble de la grossesse d'après les grandes cohortes publiées, sans sur-risque malformatif majeur clairement démontré, mais certaines études ont évoqué un signal discret concernant les fentes labio-palatines au premier trimestre. Le CRAT considère que l'ondansétron peut être utilisé pendant la grossesse si besoin (nausées sévères, chimiothérapie), en particulier lorsque les alternatives de première ligne (doxylamine, métoclopramide) ont échoué, en discutant du rapport bénéfice-risque avec le prescripteur.
Le passage dans le lait maternel est faible. Les données sont limitées mais ne mettent pas en évidence de toxicité particulière chez le nourrisson allaité aux doses usuelles ; le CRAT considère l'allaitement possible avec surveillance simple du nourrisson (somnolence, transit).
Utilisable à partir de 6 mois dans la prévention des vomissements de la chimiothérapie, à dose adaptée à la surface corporelle sur prescription pédiatrique ; prudence particulière chez l'enfant en raison du risque de QT long, ECG parfois recommandé selon contexte.
Pas d'adaptation de dose systématique mais vigilance accrue sur le risque de QT long et les troubles électrolytiques souvent plus fréquents à cet âge.
Aucune adaptation de posologie n'est nécessaire en cas d'insuffisance rénale, l'élimination rénale n'étant pas la voie principale d'élimination de l'ondansétron.
| Sévérité (Child-Pugh) | Adaptation recommandée |
|---|---|
| Légère à modérée (A-B) | Aucune adaptation nécessaire |
| Sévère (C) | Dose totale journalière limitée à 8 mg maximum, en une seule prise |
En général sans effet notable sur la vigilance, mais la fatigue ou les céphalées possibles imposent une prudence individuelle lors de la conduite en début de traitement.
Pas d'interaction directe majeure décrite, mais l'alcool est généralement déconseillé dans le contexte d'une chimiothérapie ou d'une chirurgie récente.
Effet antiémétique dès 30 à 60 minutes après la prise orale
Pic plasmatique vers 1,5 à 2 heures
Demi-vie d'environ 3 à 4 heures, effet clinique couvrant la période à risque de nausées
À conserver à température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité, dans l'emballage d'origine, hors de portée des enfants.
Ondansétron 8 mg par comprimé (sous forme de chlorhydrate dihydraté)
Cellulose microcristalline, lactose, stéarate de magnésium et autres excipients pelliculants — voir notice complète.
Antiémétique, antagoniste sélectif des récepteurs à la sérotonine 5-HT3 (sétrons).
Consulter en urgence en cas de palpitations, malaise, perte de connaissance, éruption cutanée sévère ou difficulté respiratoire ; consulter le prescripteur si la constipation devient importante ou si les nausées persistent malgré le traitement.
| Prescription | Sur prescription, encadré (chimiothérapie/chirurgie) |
|---|---|
| Grossesse | Possible si besoin, avis médical |
| Allaitement | Possible avec surveillance simple |
| Conduite | Prudence individuelle (fatigue possible) |
| Alcool | Déconseillé dans le contexte médical |
| Enfant | Possible dès 6 mois en oncologie, dose adaptée |
| Temps d'action | Effet en 30-60 min, pic à 1h30-2h |
| Prix Maroc | PPV : 302,00 DH |
Dernière vérification : 11/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.