Le téclistamab est un anticorps bispécifique qui se lie simultanément à l'antigène BCMA présent à la surface des cellules du myélome multiple et au récepteur CD3 présent sur les lymphocytes T, rapprochant physiquement les lymphocytes T du patient des cellules tumorales et activant ces lymphocytes pour qu'ils détruisent directement les cellules cancéreuses, un mécanisme d'immunothérapie ciblée récent dans le traitement du myélome multiple.
Traitement débuté selon un schéma d'escalade de dose strict en milieu hospitalier, avec des doses initiales très faibles administrées à des jours précis et une surveillance hospitalière d'au moins 48 heures après chacune des 2 à 3 premières doses, puis dose d'entretien hebdomadaire (1,5 mg/kg par voie sous-cutanée), avec possibilité d'espacement à toutes les 2 semaines puis toutes les 4 semaines selon la réponse après plusieurs mois de traitement.
Non indiqué.
Pas d'adaptation systématique liée à l'âge seul, surveillance renforcée.
Toute reprise après une interruption prolongée nécessite de refaire le schéma d'escalade de dose.
Injection sous-cutanée réalisée exclusivement en milieu hospitalier par du personnel formé, avec hospitalisation obligatoire et surveillance clinique et biologique stricte lors des doses d'escalade.
Sans objet.
Sans objet, forme injectable.
La manipulation et la dilution stériles sont réservées au personnel formé.
Le patient doit rester à proximité d'un centre hospitalier pendant toute la phase initiale du traitement ; une prémédication (antipyrétique, antihistaminique, corticoïde) est administrée avant les premières doses.
Traitement continu par injections hebdomadaires puis espacées selon la réponse, poursuivi tant que le bénéfice clinique persiste et que la tolérance est acceptable.
Sans objet, administration hospitalière strictement programmée selon un calendrier précis.
Majoration du risque de syndrome de relargage cytokinique et de neurotoxicité.
Prise en charge hospitalière immédiate en unité spécialisée, traitement symptomatique intensif (tocilizumab et/ou corticoïdes selon la sévérité).
Le syndrome de relargage cytokinique est un effet indésirable très fréquent, généralement dans les 24 à 48 heures suivant les premières injections, se manifestant par fièvre, hypotension et hypoxie, pouvant être sévère : une hospitalisation avec surveillance stricte est obligatoire lors de la phase d'escalade de dose, avec accès immédiat à des traitements spécifiques. Une neurotoxicité (confusion, troubles de la parole, tremblements, convulsions) peut également survenir, nécessitant une surveillance neurologique rapprochée. Un risque infectieux majeur existe du fait de l'immunodépression profonde induite, justifiant une prophylaxie anti-infectieuse et une surveillance prolongée. Une numération formule sanguine régulière est nécessaire.
Aucune restriction spécifique en usage hospitalier encadré.
Contre-indiqué. Les données sont limitées mais un passage transplacentaire des anticorps est attendu, avec un risque théorique de déplétion en lymphocytes B chez le fœtus, exposant à un risque infectieux néonatal. Une contraception efficace est nécessaire pendant le traitement et plusieurs mois après son arrêt. Avis oncohématologique et CRAT indispensable en urgence en cas de grossesse découverte sous traitement (lecrat.fr).
Les données sur le passage du téclistamab dans le lait maternel sont limitées ; par prudence, l'allaitement est déconseillé pendant le traitement et plusieurs mois après son arrêt. Avis du CRAT (lecrat.fr) recommandé.
Non indiqué, absence de données d'efficacité et de sécurité chez l'enfant.
Pas d'adaptation posologique systématique liée à l'âge seul, mais surveillance renforcée du risque infectieux et du syndrome de relargage cytokinique.
Aucune adaptation posologique majeure n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance rénale légère à modérée ; prudence en cas d'insuffisance rénale sévère, données limitées.
Aucune adaptation posologique majeure n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance hépatique légère ; prudence en cas d'atteinte modérée à sévère, données limitées.
En raison du risque de neurotoxicité (confusion, tremblements, troubles de la vigilance), la conduite de véhicules et l'utilisation de machines sont déconseillées pendant la phase d'escalade de dose et jusqu'à disparition de tout symptôme neurologique.
Déconseillé compte tenu du contexte de traitement immunosuppresseur.
Activation des lymphocytes T et effet antitumoral débutant rapidement après l'injection, syndrome de relargage cytokinique pouvant survenir dans les 24-48h
Réponse antitumorale évaluée après plusieurs semaines à mois de traitement
Injections hebdomadaires puis espacées selon la réponse, effet nécessitant la poursuite du traitement
Conservée exclusivement en milieu hospitalier ou en pharmacie hospitalière, au réfrigérateur, à l'abri de la lumière, selon un protocole pharmaceutique strict.
Téclistamab 10 mg/ml, soit 30 mg par flacon de 3 ml
Voir notice pour la liste complète.
Immunothérapie — anticorps bispécifique anti-BCMA/CD3, traitement du myélome multiple en rechute/réfractaire, usage hospitalier hautement spécialisé.
Ce traitement nécessite une hospitalisation obligatoire lors de son instauration ; signaler immédiatement à l'équipe soignante toute fièvre, difficulté à respirer, confusion, tremblements ou trouble de la parole pendant ou après l'injection.
| Prescription | Usage hospitalier hautement spécialisé, escalade de dose |
|---|---|
| Grossesse | Contre-indiqué |
| Allaitement | Déconseillé |
| Conduite | Déconseillée pendant l'escalade de dose |
| Alcool | Déconseillé |
| Enfant | Non indiqué |
| Temps d'action | Réponse évaluée après plusieurs semaines à mois |
| Prix Maroc | PPV : 10625,00 DH |
Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.