La cytarabine est un antimétabolite analogue des pyrimidines qui, après phosphorylation intracellulaire, s'incorpore dans l'ADN des cellules en division et inhibe l'ADN polymérase, bloquant la synthèse et la réparation de l'ADN, ce qui entraîne la mort des cellules à prolifération rapide, notamment les cellules leucémiques.
Dose selon protocole précis et surface corporelle, très variable selon l'indication, de faibles doses en traitement d'entretien à de fortes doses en induction intensive, ou en administration intrathécale à dose fixe plus faible pour la prophylaxie méningée, déterminée par l'hématologue selon le protocole exact.
Usage spécialisé en oncohématologie pédiatrique selon protocole précis.
Pas d'adaptation systématique liée à l'âge seul, surveillance renforcée.
Adaptation stricte de dose selon la tolérance hématologique et neurologique, notamment à forte dose.
Injection ou perfusion intraveineuse, injection sous-cutanée, ou injection intrathécale selon le protocole précis, réalisée exclusivement en milieu hospitalier par du personnel formé.
Sans objet.
Sans objet, forme injectable.
La reconstitution stérile est réservée au personnel formé.
Aucune auto-administration n'est possible ; un collyre corticoïde prophylactique est souvent prescrit en cas de traitement à forte dose pour prévenir la toxicité oculaire.
Cycles selon le protocole oncohématologique précis, variable selon la phase du traitement (induction, consolidation, entretien).
Sans objet, administration hospitalière programmée selon un protocole strict.
Majoration de la toxicité hématologique (aplasie médullaire sévère), toxicité neurologique, mucite sévère.
Hospitalisation, surveillance hématologique et neurologique intensive ; il n'existe pas d'antidote spécifique.
Une surveillance hématologique stricte est indispensable, avec numération formule sanguine avant chaque cycle et régulièrement pendant le traitement, un risque d'aplasie médullaire sévère étant systématique aux doses utilisées en induction. Un collyre corticoïde prophylactique est recommandé en cas de traitement à forte dose, pour prévenir une conjonctivite chimique fréquente. Une surveillance neurologique est nécessaire, notamment à forte dose, un risque de toxicité cérébelleuse pouvant être irréversible imposant l'arrêt immédiat au moindre signe. Un syndrome pseudo-grippal peut survenir dans les heures suivant l'administration. Un risque de syndrome de lyse tumorale existe en début de traitement chez les patients à forte masse tumorale.
Aucune restriction spécifique en usage hospitalier encadré.
Contre-indiqué formellement. Des effets tératogènes et embryotoxiques sont attendus compte tenu du mécanisme d'action antimétabolite. Une contraception efficace est obligatoire pendant le traitement et plusieurs mois après son arrêt, chez la femme comme chez l'homme. Avis oncohématologique et CRAT indispensable en urgence en cas de grossesse découverte sous traitement (lecrat.fr).
Contre-indiqué formellement pendant toute la durée du traitement, compte tenu de la toxicité cytotoxique de la molécule.
Utilisable en oncohématologie pédiatrique selon protocole précis, à dose adaptée à la surface corporelle, sous surveillance spécialisée stricte.
Pas d'adaptation posologique systématique liée à l'âge seul, mais surveillance hématologique et neurologique renforcée compte tenu d'une plus grande vulnérabilité à la toxicité, notamment cérébelleuse à forte dose.
Prudence et réduction de dose souvent nécessaire en cas d'insuffisance rénale, notamment pour les protocoles à forte dose, un risque accru de toxicité neurologique étant décrit dans ce contexte.
Prudence et réduction de dose souvent nécessaire en cas d'insuffisance hépatique, la cytarabine étant en partie métabolisée par le foie.
Sans objet en pratique courante, ce traitement étant administré en milieu hospitalier ; une fatigue importante et des troubles neurologiques possibles justifient une prudence pour toute activité nécessitant de la vigilance dans les suites du traitement.
Déconseillé compte tenu de la toxicité hépatique et digestive du traitement.
Action cytotoxique rapide au niveau cellulaire
Réponse clinique évaluée après le cycle d'induction, selon protocole
Demi-vie courte, quelques heures, nécessitant des perfusions ou injections répétées selon le protocole précis
Conservée et reconstituée exclusivement en milieu hospitalier selon un protocole pharmaceutique strict.
Cytarabine 100 mg
Voir notice pour la liste complète.
Anticancéreux cytotoxique — antimétabolite, analogue nucléosidique de la pyrimidine, usage hospitalier strict.
Signaler immédiatement à l'équipe soignante toute fièvre, tout saignement inhabituel, tout trouble de l'équilibre ou de la coordination, ou toute douleur ou rougeur oculaire importante.
| Prescription | Usage hospitalier exclusif, protocole d'oncohématologie |
|---|---|
| Grossesse | Contre-indiqué formellement |
| Allaitement | Contre-indiqué formellement |
| Conduite | Prudence, évaluer avec l'équipe soignante |
| Alcool | Déconseillé |
| Enfant | Usage oncopédiatrique spécialisé |
| Temps d'action | Réponse évaluée après le cycle d'induction |
| Prix Maroc | PPV : 51,40 DH |
Dernière vérification : 13/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.