La goséréline est un analogue de la LH-RH, hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires, qui, administré en continu, désensibilise l'hypophyse après une stimulation initiale, entraînant une chute prolongée de la sécrétion de LH et FSH, et donc une réduction majeure de la production de testostérone chez l'homme ou d'œstrogènes chez la femme, simulant une castration chimique réversible à l'arrêt du traitement.
1 implant de 10,8 mg injecté par voie sous-cutanée dans la paroi abdominale antérieure tous les 3 mois, soit 12 semaines, pour le traitement au long cours du cancer de la prostate ou du sein.
Non indiqué pour cette forme dosée à 10,8 mg, réservée à l'adulte, une forme à 3,6 mg existant pour d'autres indications spécifiques.
Pas d'adaptation systématique liée à l'âge seul.
Dans le cancer de la prostate, un traitement anti-androgène est souvent débuté avant ou en même temps que la première injection pour prévenir l'effet de recrudescence transitoire des symptômes.
Injection sous-cutanée réalisée exclusivement par un professionnel de santé formé, dans la paroi abdominale antérieure, à l'aide du dispositif préchargé à usage unique.
Sans objet.
Sans objet.
Manipulation réservée au professionnel de santé.
Respecter scrupuleusement l'intervalle de 3 mois entre les injections pour maintenir l'efficacité du blocage hormonal.
Traitement au long cours dans le cancer de la prostate, souvent plusieurs années, parfois à vie selon la réponse ; plus limité dans le temps pour l'endométriose, généralement 6 mois maximum sans traitement additif, ou la préparation chirurgicale.
En cas de retard à l'injection suivante, contacter rapidement l'équipe soignante pour reprogrammer, un délai trop important pouvant entraîner une reprise de la sécrétion hormonale et une perte d'efficacité du blocage.
Pas de syndrome de surdosage aigu spécifique bien caractérisé compte tenu de la forme implant à libération prolongée.
Contacter l'équipe soignante en cas de doute.
Chez l'homme traité pour un cancer de la prostate, un traitement anti-androgène est généralement instauré avant ou en même temps que la première injection pour prévenir l'effet de recrudescence transitoire des symptômes lié à la stimulation initiale de la sécrétion de testostérone, qui pourrait aggraver temporairement des douleurs osseuses ou une compression médullaire en cas de métastases. Chez la femme, le traitement provoque un état de ménopause artificielle avec les symptômes associés, avec un risque de perte osseuse en cas de traitement prolongé au-delà de 6 mois sans traitement additif. Une surveillance de la densité osseuse est recommandée en cas de traitement prolongé. Prudence en cas de diabète et de risque cardiovasculaire, les analogues de la LH-RH étant associés à un risque accru d'événements cardiovasculaires et de diabète à long terme.
Aucune restriction alimentaire spécifique.
Contre-indiqué formellement. Ce traitement supprime la fonction ovarienne et est susceptible d'affecter la grossesse ; une contraception non hormonale efficace est nécessaire chez la femme non ménopausée traitée pour un cancer du sein ou une endométriose, pendant le traitement et jusqu'au retour des cycles après son arrêt. En cas de grossesse découverte sous traitement, avis oncologique/gynécologique et CRAT indispensable en urgence (lecrat.fr).
Contre-indiqué, ce traitement bloquant la fonction ovarienne et n'étant pas compatible avec un contexte de grossesse ou d'allaitement en cours.
Non indiqué pour cette forme dosée à 10,8 mg, réservée à l'adulte.
Traitement fréquemment utilisé chez l'homme âgé pour le cancer de la prostate ; surveillance cardiovasculaire et de la tolérance au glucose recommandée, ce risque étant démontré à long terme avec les analogues de la LH-RH.
Aucune adaptation posologique majeure n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance rénale.
Aucune adaptation posologique majeure n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance hépatique.
Aucun effet direct majeur attendu sur la conduite de véhicules ou l'utilisation de machines, sauf en cas de troubles de l'humeur ou de fatigue importants.
Aucune interaction majeure connue, mais peut majorer les bouffées de chaleur.
Stimulation hormonale initiale transitoire dans les premiers jours (flare-up), suivie d'une suppression hormonale progressive
Effet de castration chimique pleinement établi après environ 3 à 4 semaines de traitement
Implant à libération prolongée assurant un effet continu pendant 3 mois, 12 semaines, pour ce dosage
Conservée à température ambiante ou selon les conditions précises du fabricant, à l'abri de la lumière, dans l'emballage d'origine ; conservation et manipulation réservées à la pharmacie et au professionnel de santé.
Goséréline, sous forme d'acétate, 10,8 mg, implant à libération prolongée sur 3 mois
Voir notice pour la liste complète.
Anticancéreux hormonal — analogue de la LH-RH (agoniste de la gonadolibérine).
Signaler immédiatement à l'équipe soignante toute douleur osseuse nouvelle ou aggravée, tout trouble urinaire nouveau chez l'homme sous traitement pour cancer de la prostate avec métastases, tout saignement vaginal inattendu chez la femme, ou tout signe de dépression importante ; respecter scrupuleusement le calendrier des injections tous les 3 mois.
| Prescription | 1 implant tous les 3 mois, usage spécialisé |
|---|---|
| Grossesse | Contre-indiqué formellement |
| Allaitement | Contre-indiqué |
| Conduite | Aucun effet direct majeur attendu |
| Alcool | Peut majorer les bouffées de chaleur |
| Enfant | Non indiqué pour cette forme |
| Temps d'action | Effet plein établi après 3-4 semaines |
| Prix Maroc | PPV : 2911,00 DH |
Dernière vérification : 12/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.