L'atézolizumab est un anticorps monoclonal qui appartient à la classe des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (immunothérapie). Il bloque le PD-L1, une protéine que certaines cellules cancéreuses expriment à leur surface pour échapper à la surveillance du système immunitaire en désactivant les lymphocytes T censés les détruire. En bloquant cette interaction, l'atézolizumab « lève le frein » posé par la tumeur sur le système immunitaire, permettant aux lymphocytes T de reconnaître et d'attaquer les cellules cancéreuses. Ce mécanisme d'action, différent de la chimiothérapie classique, explique à la fois son efficacité dans plusieurs cancers avancés et son profil de toxicité particulier : en levant ce frein immunitaire, le traitement peut aussi déclencher des réactions auto-immunes touchant des organes sains.
Dose fixe (non calculée selon le poids ou la surface corporelle) de 840 mg (ce dosage) toutes les 2 semaines, ou selon d'autres schémas possibles (1200 mg toutes les 3 semaines, 1680 mg toutes les 4 semaines) selon le protocole précis déterminé par l'oncologue et l'indication traitée.
Non recommandé chez l'enfant, la sécurité et l'efficacité n'étant pas établies dans cette population pour la plupart des indications.
Personne âgée : dose fixe identique à l'adulte, avec surveillance renforcée de la tolérance générale.
La dose est fixe (non ajustée au poids), ce qui distingue l'atézolizumab de nombreuses autres chimiothérapies classiques ; le schéma précis (fréquence des perfusions) dépend de l'indication et du protocole choisi par l'oncologue.
Perfusion intraveineuse après dilution, réalisée exclusivement en milieu hospitalier spécialisé (unité d'oncologie), avec surveillance clinique pendant et après la perfusion, en particulier lors de la première administration.
Sans rapport avec les repas.
Non applicable (injection).
Non applicable, préparation réalisée par le personnel soignant.
Signaler IMMÉDIATEMENT et sans délai tout symptôme nouveau et inhabituel pendant ou entre les cures : toux, essoufflement, diarrhée, douleur abdominale, jaunisse, fatigue extrême, soif ou urines excessives, éruption cutanée, faiblesse musculaire, car ces symptômes peuvent révéler une réaction auto-immune grave nécessitant une prise en charge rapide. Conserver la carte de surveillance remise par l'équipe d'oncologie.
Traitement poursuivi tant que le bénéfice clinique est observé et la tolérance acceptable, souvent sur une durée prolongée (parfois plusieurs années dans certains protocoles), selon l'évaluation régulière de l'oncologue (imagerie, bilan biologique, tolérance).
Non applicable : traitement administré selon un calendrier précis établi par l'équipe d'oncologie, à ne pas modifier sans concertation avec celle-ci.
Aucune donnée spécifique de surdosage majeur n'est décrite au-delà des doses testées ; le risque principal reste la majoration du risque de réactions auto-immunes.
En cas de doute sur un surdosage, contacter immédiatement l'équipe d'oncologie référente.
Surveillance étroite et systématique de l'apparition de tout symptôme évocateur d'une réaction auto-immune (pneumopathie, colite, hépatite, endocrinopathie, atteinte cutanée, neurologique ou cardiaque), pouvant survenir à tout moment du traitement, y compris après son arrêt. Bilan thyroïdien, hépatique et rénal régulier pendant le traitement. Information systématique du patient sur les symptômes d'alerte à surveiller et la conduite à tenir (carte de surveillance patient). Prudence en cas d'antécédent de maladie auto-immune.
Sans objet (voie injectable).
CONTRE-INDIQUÉ pendant la grossesse : l'atézolizumab peut provoquer, via son mécanisme d'action immunitaire, des complications graves de la grossesse (perte fœtale, mort fœtale) selon les données précliniques ; une contraception efficace est indispensable chez la femme en âge de procréer pendant le traitement et au moins 5 mois après la dernière dose.
L'allaitement est déconseillé pendant le traitement par atézolizumab et pendant au moins 5 mois après son arrêt, en raison du passage possible dans le lait maternel et de la toxicité potentielle pour le nourrisson.
Non recommandé, la sécurité et l'efficacité n'étant pas établies chez l'enfant pour la plupart des indications de cette molécule.
Dose fixe identique à l'adulte, avec surveillance renforcée de la tolérance générale et du risque de réactions auto-immunes.
Aucun ajustement de dose n'est nécessaire en cas d'insuffisance rénale légère à modérée ; prudence et surveillance renforcée en cas d'atteinte sévère, données limitées dans ce contexte.
Aucun ajustement de dose n'est nécessaire en cas d'insuffisance hépatique légère ; prudence et surveillance renforcée en cas d'atteinte modérée à sévère, en particulier en raison du risque d'hépatite auto-immune propre à ce traitement.
Prudence : la fatigue et d'autres effets indésirables peuvent altérer l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines ; évaluer sa tolérance individuelle.
Formellement déconseillé pendant la durée du traitement, en raison de la majoration possible du risque hépatique déjà surveillé avec ce traitement.
Activation du système immunitaire dès les premières perfusions
Réponse tumorale évaluée par imagerie selon le protocole, pouvant être différée de plusieurs semaines à mois par rapport à une chimiothérapie classique
Poursuivi tant que le bénéfice clinique est démontré et la tolérance acceptable
À conserver au réfrigérateur entre 2°C et 8°C, ne pas congeler, à l'abri de la lumière, en milieu hospitalier.
Atézolizumab 840 mg pour 14 mL de solution à diluer pour perfusion
Excipients variables selon le fabricant (voir notice) : L-histidine, acide acétique glacial, saccharose, polysorbate 20.
Anticorps monoclonal inhibiteur de point de contrôle immunitaire (anti-PD-L1), immunothérapie anticancéreuse. Équivalents à la même classe selon disponibilité et indication : pembrolizumab, nivolumab, durvalumab, autres inhibiteurs de PD-1/PD-L1.
Ce traitement étant administré en milieu hospitalier, signaler IMMÉDIATEMENT à l'équipe soignante toute toux ou essoufflement nouveau, diarrhée ou douleur abdominale, jaunisse, fatigue extrême inhabituelle, soif ou urines excessives, éruption cutanée étendue, faiblesse musculaire, ou tout autre symptôme inhabituel, à tout moment du traitement et même après son arrêt.
| Prescription | Usage oncologique hospitalier exclusif, immunothérapie anti-PD-L1 |
|---|---|
| Grossesse | Formellement contre-indiqué |
| Allaitement | Déconseillé (au moins 5 mois après) |
| Conduite | Prudence (fatigue) |
| Alcool | Formellement déconseillé |
| Enfant | Non recommandé |
| Temps d'action | Réponse évaluée sur plusieurs semaines à mois |
| Prix Maroc | PPV : 27015,00 DH |
Dernière vérification : 15/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.