Le carbimazole est un antithyroïdien de synthèse qui est transformé dans l'organisme en méthimazole, sa forme active. Il bloque une enzyme (la thyroperoxydase) nécessaire à la synthèse des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) par la glande thyroïde. En réduisant la production de ces hormones, il corrige l'excès d'hormones thyroïdiennes circulantes caractéristique de l'hyperthyroïdie, une situation qui accélère anormalement le métabolisme de l'organisme (tachycardie, amaigrissement, nervosité, tremblements).
Dose initiale de 20 à 40 mg par jour en 1 à 3 prises selon la sévérité de l'hyperthyroïdie, réduite progressivement (dose d'entretien de 5 à 15 mg/jour) une fois l'euthyroïdie obtenue, généralement après 4 à 8 semaines de traitement initial.
Dose initiale adaptée au poids (généralement 0,5 à 1 mg/kg/jour), réduite progressivement selon la réponse, sous surveillance pédiatrique endocrinologique spécialisée.
Personne âgée : dose usuelle, mais surveillance cardiovasculaire renforcée, l'hyperthyroïdie non traitée exposant à un risque accru de troubles du rythme cardiaque dans cette population.
La durée totale du traitement médical de l'hyperthyroïdie est généralement de 12 à 18 mois avant d'envisager un arrêt ou une décision de traitement définitif (chirurgie, iode radioactif) selon l'évolution.
Voie orale, comprimé à avaler avec un verre d'eau, en 1 à 3 prises par jour selon la dose totale, avec ou sans nourriture.
Peut être pris avec ou sans nourriture, sans influence significative sur l'absorption.
Peut être écrasé en cas de difficulté de déglutition.
Non applicable (comprimé, pas de gélule).
Consulter en urgence et arrêter le traitement en cas de fièvre, de mal de gorge ou de tout signe d'infection, qui peuvent révéler une agranulocytose. Ne jamais arrêter le traitement de sa propre initiative sans avis médical.
Traitement au long cours de l'hyperthyroïdie, généralement 12 à 18 mois pour la maladie de Basedow, avec réévaluation régulière de la fonction thyroïdienne par le médecin ; d'autres options thérapeutiques (iode radioactif, chirurgie) peuvent être envisagées selon l'évolution et les rechutes éventuelles.
Prendre la dose oubliée dès que possible dans la journée ; ne jamais doubler la dose pour compenser un oubli, et signaler tout oubli répété au médecin.
Hypothyroïdie iatrogène (fatigue, prise de poids, frilosité) en cas de surdosage prolongé ; à très fortes doses aiguës, troubles digestifs, éruption cutanée.
En cas de surdosage suspecté ou de signes évocateurs d'agranulocytose (fièvre, mal de gorge, ulcérations buccales), contacter immédiatement un médecin ou se rendre aux urgences pour une numération formule sanguine en urgence.
Informer systématiquement le patient, dès l'instauration du traitement, du risque d'agranulocytose et de la conduite à tenir en cas de fièvre ou d'infection (arrêt immédiat du traitement et consultation en urgence avec numération formule sanguine). Surveiller la fonction thyroïdienne régulièrement pour adapter la dose. Surveiller le bilan hépatique en début de traitement. Prudence en cas d'antécédent de pancréatite aiguë liée à un antithyroïdien de synthèse antérieur (contre-indication à toute nouvelle exposition à cette classe).
Aucune interaction alimentaire significative connue.
Le carbimazole est associé à un risque tératogène documenté au 1er trimestre de grossesse (aplasie cutanée du scalp, atrésie des choanes, malformations digestives, dysmorphie faciale), ce qui conduit le CRAT et l'ANSM à recommander, si une hyperthyroïdie nécessite un traitement médicamenteux en tout début de grossesse ou chez une femme en âge de procréer sans contraception efficace, de préférer le propylthiouracile au 1er trimestre, avec un relais éventuel par le carbimazole aux 2ème et 3ème trimestres si besoin (le propylthiouracile étant lui-même associé à un risque hépatique propre justifiant de ne pas le poursuivre indéfiniment). Ne jamais arrêter le traitement d'une hyperthyroïdie non contrôlée sans concertation endocrinologique, une hyperthyroïdie maternelle sévère non traitée étant elle-même dangereuse pour la grossesse.
Le carbimazole passe dans le lait maternel, mais à des doses modérées (généralement inférieures à 20 mg/jour) et sous surveillance de la fonction thyroïdienne du nourrisson, il est considéré comme compatible avec l'allaitement selon le CRAT, contrairement à une contre-indication historique aujourd'hui révisée.
Utilisable dans l'hyperthyroïdie de l'enfant à dose adaptée au poids, sous surveillance pédiatrique endocrinologique spécialisée, avec la même vigilance systématique sur le risque d'agranulocytose.
Dose usuelle, mais surveillance cardiovasculaire renforcée, l'hyperthyroïdie non traitée exposant à un risque accru de fibrillation auriculaire et d'insuffisance cardiaque dans cette population.
Aucun ajustement de dose spécifique n'est généralement nécessaire en cas d'insuffisance rénale, le carbimazole n'étant pas principalement éliminé par voie rénale ; surveillance clinique standard recommandée.
Contre-indiqué en cas d'insuffisance hépatique sévère. Surveillance rapprochée du bilan hépatique recommandée en cas d'atteinte plus légère, ce traitement pouvant lui-même être hépatotoxique.
Aucun effet direct majeur rapporté sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines, en dehors d'une éventuelle fatigue ou de vertiges liés à la maladie thyroïdienne elle-même ou à sa correction.
Déconseillé en cas de consommation excessive, en particulier en raison de la toxicité hépatique potentielle du traitement.
Effet sur la synthèse hormonale thyroïdienne dès les premiers jours, mais l'amélioration clinique est progressive du fait des réserves hormonales déjà stockées dans la thyroïde
Normalisation de la fonction thyroïdienne (euthyroïdie) généralement obtenue après 4 à 8 semaines de traitement à dose adaptée
Nécessite une prise quotidienne continue pendant toute la durée du traitement, généralement 12 à 18 mois
À conserver à température ambiante, à l'abri de l'humidité, dans l'emballage d'origine.
Carbimazole 10 mg par comprimé
Lactose monohydraté, amidon de maïs, povidone, stéarate de magnésium.
Antithyroïdien de synthèse de la famille des thio-imidazolés. Équivalents au Maroc : carbimazole générique, Néo-Mercazole (référence historique).
Consultez en urgence en cas de fièvre, de mal de gorge, d'ulcérations buccales ou de tout signe d'infection, qui peuvent signaler une agranulocytose. Consultez également en cas de jaunisse, d'urines foncées, ou de découverte d'une grossesse.
| Prescription | Sur ordonnance, antithyroïdien de synthèse, risque d\'agranulocytose à connaître |
|---|---|
| Grossesse | Éviter au 1er trimestre (préférer propylthiouracile), possible ensuite |
| Allaitement | Compatible à dose modérée sous surveillance |
| Conduite | Généralement sans effet direct |
| Alcool | Déconseillé en cas de consommation excessive |
| Enfant | Utilisable, dose selon le poids |
| Temps d'action | Euthyroïdie obtenue en 4-8 semaines |
| Prix Maroc | PPV : 44,80 DH |
Dernière vérification : 12/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.