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ENSPRYNG 120 MG / 1 MLSolution injectable en seringue pré rempli de 1 ml

SATRALIZUMAB
Princeps Immunosuppresseurs, inhibiteurs de l’interleukine,
Informations générales
Dosage 120 MG / 1 ML
Forme SOLUTION INJECTABLE EN SERINGUE PRÉ REMPLI DE 1 ML
Présentation Boite unitaire
Laboratoire ROCHE S.A
Code ATC L04AC19
Prix & Remboursement
PPV (prix public) 68,740.00 DH
Prix hospitalier 67,400.00 DH
Remboursement
Type Princeps
⚕️ Information à visée éducative. Cette information ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien.

1Indications

Indications officielles
  • Traitement des troubles du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD) chez les patients adultes et adolescents à partir de 12 ans, positifs aux anticorps anti-aquaporine-4 (AQP4-IgG), en monothérapie ou en association à un traitement immunosuppresseur
En clair

Le satralizumab est un anticorps monoclonal humanisé qui se lie au récepteur de l'interleukine-6 (IL-6), une cytokine clé de l'inflammation impliquée dans les poussées de la NMOSD (maladie auto-immune touchant le nerf optique et la moelle épinière). En bloquant ce récepteur, le satralizumab réduit l'inflammation et prévient la survenue de nouvelles poussées, sans agir sur les séquelles déjà installées.

2Posologie

Adulte

120 mg par voie sous-cutanée aux semaines 0, 2 et 4 (dose de charge), puis 120 mg toutes les 4 semaines en entretien.

Enfant

Adolescent à partir de 12 ans et plus de 40 kg : même schéma que l'adulte (120 mg S0, S2, S4 puis toutes les 4 semaines). Non étudié en dessous de 12 ans.

Personne âgée

Aucune adaptation de dose spécifique n'est nécessaire chez le sujet âgé, les données étant toutefois limitées dans cette tranche d'âge du fait de la rareté de la maladie après 65 ans.

Cas particuliers

Ne jamais débuter en cas d'infection active, y compris localisée ; retarder l'injection jusqu'à résolution de toute infection en cours.

3Mode d'administration

Comment le prendre

Injection sous-cutanée réalisée initialement par un professionnel de santé ; après formation adéquate, l'auto-injection à domicile est possible avec le stylo pré-rempli, au niveau de l'abdomen ou de la cuisse.

Avec ou sans repas

Sans rapport avec les repas.

Écraser le comprimé ?

Non applicable (injectable).

Ouvrir la gélule ?

Non applicable.

Conseils pratiques

Laisser le stylo/seringue atteindre la température ambiante environ 30 minutes avant l'injection (ne jamais réchauffer activement). Alterner les sites d'injection à chaque administration. Ne jamais injecter dans une zone de peau lésée, ecchymosée ou inflammée.

4Durée du traitement

Traitement au long cours de la NMOSD, poursuivi tant que le bénéfice clinique est démontré et sous surveillance neurologique et biologique régulière ; ne pas arrêter sans avis du neurologue prescripteur en raison du risque de récidive de poussées.

5Oubli d'une dose

En cas d'oubli d'une injection pendant la phase de charge (S0-S2-S4), contacter le médecin pour réajuster le calendrier. En phase d'entretien, injecter la dose oubliée dès que possible puis reprendre l'intervalle habituel de 4 semaines à partir de cette nouvelle injection.

6Surdosage

Signes possibles

Aucune donnée spécifique de surdosage n'est disponible ; le principal risque théorique est une majoration de l'immunosuppression et donc du risque infectieux.

Quand consulter en urgence

En cas d'administration d'une dose supérieure à celle prescrite, contacter le neurologue prescripteur pour une surveillance clinique et biologique adaptée.

7Contre-indications

Liste officielle
  • Hypersensibilité connue au satralizumab ou à l'un des excipients
  • Infection active grave et évolutive (dont tuberculose active non traitée)
  • Antécédent d'hypersensibilité sévère à un autre inhibiteur du récepteur de l'IL-6 (risque de réaction croisée à évaluer avec le spécialiste)

8Mises en garde

Réaliser un bilan infectieux complet avant traitement (recherche de tuberculose latente, sérologies hépatites B et C) en raison du risque de réactivation. Surveiller régulièrement la numération formule sanguine (neutropénie possible), le bilan hépatique (risque de cytolyse) et le bilan lipidique. Vacciner selon les recommandations en vigueur avant de débuter le traitement, en évitant les vaccins vivants atténués pendant le traitement. Signaler immédiatement tout signe infectieux (fièvre, frissons) ou toute douleur abdominale intense évocatrice de perforation digestive, en particulier chez les patients ayant un antécédent de diverticulite ou d'ulcère.

9Interactions

Interactions majeures
  • Vaccins vivants atténués : à éviter pendant le traitement, risque d'infection vaccinale disséminée du fait de l'immunosuppression
  • Autres immunosuppresseurs biologiques (autres biothérapies) : majoration du risque infectieux global, association à évaluer au cas par cas par le spécialiste
Interactions fréquentes
  • Substrats du CYP450 à marge thérapeutique étroite (statines, warfarine, ciclosporine, théophylline) : l'inhibition de l'IL-6 peut normaliser l'activité du CYP450 diminuée par l'inflammation chronique, modifiant les concentrations de ces médicaments ; surveillance biologique/clinique recommandée en début de traitement
Interactions alimentaires

Aucune interaction alimentaire connue.

10Effets indésirables

Très fréquents
  • Rhinopharyngite
Fréquents
  • Céphalées
  • Réactions au site d'injection (douleur, rougeur)
  • Arthralgies
  • Gastrite
  • Éruption cutanée
  • Leucopénie, neutropénie
  • Fatigue
Peu fréquents
  • Hypofibrinogénémie
  • Élévation des transaminases
  • Hypertriglycéridémie
Rares
  • Infections graves (pneumonie, cellulite, zona disséminé)
  • Réactions d'hypersensibilité
Très rares
  • Perforation gastro-intestinale (notamment chez les patients à risque : diverticulite, corticothérapie associée)
  • Réactivation d'une hépatite B
  • Réactivation tuberculeuse

11Grossesse

Les données sur l'utilisation du satralizumab pendant la grossesse sont très limitées. Les anticorps monoclonaux de type IgG traversent la barrière placentaire, surtout au 3ème trimestre, avec un risque théorique d'immunosuppression chez le nouveau-né. Le CRAT recommande d'éviter une grossesse pendant le traitement (contraception efficace pendant le traitement et plusieurs mois après la dernière injection) et de discuter au cas par cas avec le neurologue et un centre de référence si une grossesse est envisagée ou découverte, en pesant le risque de poussée de NMOSD (potentiellement gravissime, notamment sur le nerf optique et la moelle) contre le risque théorique du traitement.

12Allaitement

Le passage dans le lait maternel est probablement faible (grosse molécule protéique), mais les données manquent. Par prudence, le CRAT recommande une évaluation individualisée avec le spécialiste, en tenant compte de la gravité de la maladie maternelle sous-jacente qui peut justifier la poursuite du traitement.

13Chez l'enfant

Indiqué à partir de 12 ans avec un poids suffisant, au même schéma posologique que l'adulte. Non étudié en dessous de 12 ans ; suivi pédiatrique spécialisé recommandé (croissance, vaccination, risque infectieux).

14Chez la personne âgée

Données limitées en raison de la rareté de la NMOSD après 65 ans ; pas d'ajustement de dose spécifique mais vigilance accrue sur le risque infectieux, fréquemment majoré avec l'âge.

15Insuffisance rénale

Aucune étude spécifique n'a montré de nécessité d'ajustement de dose en cas d'insuffisance rénale légère à modérée ; les données en insuffisance rénale sévère sont limitées et nécessitent un avis spécialisé au cas par cas.

16Insuffisance hépatique

Non recommandé en cas d'insuffisance hépatique modérée à sévère en l'absence de données de sécurité suffisantes ; en cas d'atteinte légère, une surveillance biologique renforcée est recommandée, sans ajustement de dose codifié dans le RCP.

17Conduite automobile

Aucun effet direct rapporté sur l'aptitude à conduire ; la maladie sous-jacente (NMOSD) peut elle-même affecter la vision ou la motricité, ce qui doit être pris en compte individuellement avec le neurologue.

18Alcool

Aucune interaction pharmacologique spécifique connue ; une consommation excessive d'alcool est déconseillée en cas de traitement associé pouvant affecter le foie.

19Temps d'action

Début d'effet

Réduction du risque de poussée dès les premières semaines de traitement (dose de charge)

Effet maximal

Effet stabilisé après la phase de charge (semaine 4)

Durée d'action

Effet maintenu par les injections d'entretien toutes les 4 semaines

20Conservation

À conserver au réfrigérateur entre 2°C et 8°C, dans l'emballage d'origine à l'abri de la lumière. Ne pas congeler. Ne pas agiter. Peut être conservé à température ambiante (jusqu'à 30°C) pendant une durée limitée définie par le fabricant avant utilisation, puis doit être utilisé ou jeté.

21Composition

Substance active

Satralizumab 120 mg dans 1 mL de solution injectable

Excipients importants

Histidine, acide aspartique, arginine, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.

23Même famille

Anticorps monoclonal humanisé anti-récepteur de l'IL-6, immunosuppresseur biologique. Pas d'équivalent générique ; à distinguer d'autres anti-IL-6 comme le tocilizumab (indications différentes).

24Questions fréquentes

Enspryng guérit-il la neuromyélite optique ?
Non, il ne guérit pas la maladie mais réduit fortement le risque de nouvelles poussées, qui sont la principale cause d'aggravation des séquelles (perte de vision, paralysie). C'est un traitement de fond au long cours, pas un traitement des séquelles déjà présentes.
Pourquoi mon médecin surveille-t-il mes prises de sang régulièrement ?
Ce traitement peut faire baisser les globules blancs et perturber le bilan hépatique et lipidique. Une surveillance biologique régulière permet de détecter ces anomalies tôt et d'adapter la prise en charge avant qu'elles ne deviennent problématiques.
Puis-je me faire vacciner pendant le traitement ?
Les vaccins inactivés (grippe, etc.) sont possibles mais peuvent être moins efficaces ; les vaccins vivants atténués (fièvre jaune, ROR...) sont à éviter pendant le traitement. Faites toujours valider vos vaccinations avec votre neurologue avant de les faire.
Que faire si j'ai de la fièvre sous Enspryng ?
Contactez rapidement votre médecin : ce traitement diminue les défenses immunitaires et peut masquer les signes habituels d'infection, rendant une fièvre potentiellement plus préoccupante que d'ordinaire.

25Quand consulter ?

Consultez en urgence en cas de fièvre, de douleur abdominale intense, de signe d'infection (toux, brûlures urinaires, plaie qui s'infecte), ou de réapparition de symptômes neurologiques (baisse de vision, faiblesse d'un membre) pouvant signaler une poussée.

26Résumé pratique

PrescriptionPrescription initiale hospitalière/neurologique, renouvellement spécialisé, biothérapie coûteuse
GrossesseÀ éviter, discussion au cas par cas avec spécialiste
AllaitementÉvaluation individualisée nécessaire
ConduitePas d'effet direct connu
AlcoolPas d'interaction connue
EnfantDès 12 ans
Temps d'actionEffet dès la phase de charge (4 semaines)
Prix MarocPPV : 68740,00 DH

27Sources

Dernière vérification : 10/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.

🏥 Classe thérapeutique
Immunosuppresseurs, inhibiteurs de l’interleukine,
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