Le satralizumab est un anticorps monoclonal humanisé qui se lie au récepteur de l'interleukine-6 (IL-6), une cytokine clé de l'inflammation impliquée dans les poussées de la NMOSD (maladie auto-immune touchant le nerf optique et la moelle épinière). En bloquant ce récepteur, le satralizumab réduit l'inflammation et prévient la survenue de nouvelles poussées, sans agir sur les séquelles déjà installées.
120 mg par voie sous-cutanée aux semaines 0, 2 et 4 (dose de charge), puis 120 mg toutes les 4 semaines en entretien.
Adolescent à partir de 12 ans et plus de 40 kg : même schéma que l'adulte (120 mg S0, S2, S4 puis toutes les 4 semaines). Non étudié en dessous de 12 ans.
Aucune adaptation de dose spécifique n'est nécessaire chez le sujet âgé, les données étant toutefois limitées dans cette tranche d'âge du fait de la rareté de la maladie après 65 ans.
Ne jamais débuter en cas d'infection active, y compris localisée ; retarder l'injection jusqu'à résolution de toute infection en cours.
Injection sous-cutanée réalisée initialement par un professionnel de santé ; après formation adéquate, l'auto-injection à domicile est possible avec le stylo pré-rempli, au niveau de l'abdomen ou de la cuisse.
Sans rapport avec les repas.
Non applicable (injectable).
Non applicable.
Laisser le stylo/seringue atteindre la température ambiante environ 30 minutes avant l'injection (ne jamais réchauffer activement). Alterner les sites d'injection à chaque administration. Ne jamais injecter dans une zone de peau lésée, ecchymosée ou inflammée.
Traitement au long cours de la NMOSD, poursuivi tant que le bénéfice clinique est démontré et sous surveillance neurologique et biologique régulière ; ne pas arrêter sans avis du neurologue prescripteur en raison du risque de récidive de poussées.
En cas d'oubli d'une injection pendant la phase de charge (S0-S2-S4), contacter le médecin pour réajuster le calendrier. En phase d'entretien, injecter la dose oubliée dès que possible puis reprendre l'intervalle habituel de 4 semaines à partir de cette nouvelle injection.
Aucune donnée spécifique de surdosage n'est disponible ; le principal risque théorique est une majoration de l'immunosuppression et donc du risque infectieux.
En cas d'administration d'une dose supérieure à celle prescrite, contacter le neurologue prescripteur pour une surveillance clinique et biologique adaptée.
Réaliser un bilan infectieux complet avant traitement (recherche de tuberculose latente, sérologies hépatites B et C) en raison du risque de réactivation. Surveiller régulièrement la numération formule sanguine (neutropénie possible), le bilan hépatique (risque de cytolyse) et le bilan lipidique. Vacciner selon les recommandations en vigueur avant de débuter le traitement, en évitant les vaccins vivants atténués pendant le traitement. Signaler immédiatement tout signe infectieux (fièvre, frissons) ou toute douleur abdominale intense évocatrice de perforation digestive, en particulier chez les patients ayant un antécédent de diverticulite ou d'ulcère.
Aucune interaction alimentaire connue.
Les données sur l'utilisation du satralizumab pendant la grossesse sont très limitées. Les anticorps monoclonaux de type IgG traversent la barrière placentaire, surtout au 3ème trimestre, avec un risque théorique d'immunosuppression chez le nouveau-né. Le CRAT recommande d'éviter une grossesse pendant le traitement (contraception efficace pendant le traitement et plusieurs mois après la dernière injection) et de discuter au cas par cas avec le neurologue et un centre de référence si une grossesse est envisagée ou découverte, en pesant le risque de poussée de NMOSD (potentiellement gravissime, notamment sur le nerf optique et la moelle) contre le risque théorique du traitement.
Le passage dans le lait maternel est probablement faible (grosse molécule protéique), mais les données manquent. Par prudence, le CRAT recommande une évaluation individualisée avec le spécialiste, en tenant compte de la gravité de la maladie maternelle sous-jacente qui peut justifier la poursuite du traitement.
Indiqué à partir de 12 ans avec un poids suffisant, au même schéma posologique que l'adulte. Non étudié en dessous de 12 ans ; suivi pédiatrique spécialisé recommandé (croissance, vaccination, risque infectieux).
Données limitées en raison de la rareté de la NMOSD après 65 ans ; pas d'ajustement de dose spécifique mais vigilance accrue sur le risque infectieux, fréquemment majoré avec l'âge.
Aucune étude spécifique n'a montré de nécessité d'ajustement de dose en cas d'insuffisance rénale légère à modérée ; les données en insuffisance rénale sévère sont limitées et nécessitent un avis spécialisé au cas par cas.
Non recommandé en cas d'insuffisance hépatique modérée à sévère en l'absence de données de sécurité suffisantes ; en cas d'atteinte légère, une surveillance biologique renforcée est recommandée, sans ajustement de dose codifié dans le RCP.
Aucun effet direct rapporté sur l'aptitude à conduire ; la maladie sous-jacente (NMOSD) peut elle-même affecter la vision ou la motricité, ce qui doit être pris en compte individuellement avec le neurologue.
Aucune interaction pharmacologique spécifique connue ; une consommation excessive d'alcool est déconseillée en cas de traitement associé pouvant affecter le foie.
Réduction du risque de poussée dès les premières semaines de traitement (dose de charge)
Effet stabilisé après la phase de charge (semaine 4)
Effet maintenu par les injections d'entretien toutes les 4 semaines
À conserver au réfrigérateur entre 2°C et 8°C, dans l'emballage d'origine à l'abri de la lumière. Ne pas congeler. Ne pas agiter. Peut être conservé à température ambiante (jusqu'à 30°C) pendant une durée limitée définie par le fabricant avant utilisation, puis doit être utilisé ou jeté.
Satralizumab 120 mg dans 1 mL de solution injectable
Histidine, acide aspartique, arginine, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.
Anticorps monoclonal humanisé anti-récepteur de l'IL-6, immunosuppresseur biologique. Pas d'équivalent générique ; à distinguer d'autres anti-IL-6 comme le tocilizumab (indications différentes).
Consultez en urgence en cas de fièvre, de douleur abdominale intense, de signe d'infection (toux, brûlures urinaires, plaie qui s'infecte), ou de réapparition de symptômes neurologiques (baisse de vision, faiblesse d'un membre) pouvant signaler une poussée.
| Prescription | Prescription initiale hospitalière/neurologique, renouvellement spécialisé, biothérapie coûteuse |
|---|---|
| Grossesse | À éviter, discussion au cas par cas avec spécialiste |
| Allaitement | Évaluation individualisée nécessaire |
| Conduite | Pas d'effet direct connu |
| Alcool | Pas d'interaction connue |
| Enfant | Dès 12 ans |
| Temps d'action | Effet dès la phase de charge (4 semaines) |
| Prix Maroc | PPV : 68740,00 DH |
Dernière vérification : 10/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.